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Société algérienne de distribution d’électricité et de gaz (SADEG). 207 milliards de dinars de créances

Les citoyens sans ressources ou au faible revenu mensuel ainsi que les infrastructures, fournissant un service public, avaient été, rappelons-le, épargnés des coupures de l’alimentation en énergie électrique et gazière pour factures impayées, suite aux effets économiques de la crise sanitaire sur les ménages et les entreprises notamment. Depuis l’apparition du premier foyer du Covid-19 en Algérie et les dépenses dégagées par la suite par l’Etat et le secteur des collectivités locales, dans le cadre de la lutte contre la propagation de l’épidémie du Coronavirus, les ménages précaires, les entreprises économiques et les communes déficitaires ont fait face à un manque de ressources, du fait que le gros des budgets a été englouti par les charges induites par la Covid et les mesures sanitaires qui s’en sont suivies. Cette problématique a contraint le gouvernement à entreprendre certaines mesures à l’effet de réduire les conséquences dues à la pandémie sur les pauvres, les entreprises et les collectivités déployant un service public en permanence. C’est ainsi que tout ce beau monde a été affranchi temporairement du paiement des factures énergétiques, étant donné que le gros des frais dépensés par les pauvres et les entreprises publiques reposait sur l’acquisition de produits alimentaires onéreux sur le marché et des moyens de protection contre la pandémie tels le masque, les médicaments, le gel liquide et puis les vaccinations. Seulement voilà, cette situation qui entrait dans le cadre des facilitations mises en place par le gouvernement, pour ne pas pénaliser le pouvoir d’achat des citoyens démunis et le fonctionnement des administrations et des infrastructures au service public, n’est pas allée sans engendrer un «manque à gagner» pour les entreprises d’électricité et de gaz, du fait que les factures sont restées impayées durant une période dépassant au moins deux années, avec tout ce que cela supposait comme préjudice financier énergétique. La Société algérienne de distribution d’électricité et de gaz (SADEG) a enregistré 207 milliards de dinars de créances à août 2021, en hausse de 243% depuis 2018, a indiqué, lundi à Alger, la responsable de la communication de cette entreprise publique, Fatma-Zohra Merzougui. A titre de rappel, ces factures étaient estimées à 171 milliards de dinars à fin juin 2020. Une hausse record en une année. Cette hausse des créances de la SADEG était de 60 milliards de dinars en 2018. Elle est due principalement à la suspension des coupures pour les factures non payées depuis le début de la pandémie du Covid-19, selon Mme Merzougui qui s’exprimait lors d’une rencontre régionale tripartite entre la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG), les associations de protection des consommateurs et les directions de l’énergie. C’est depuis janvier 2021 que les premiers rappels à l’ordre envers les clients qui avaient des factures cumulées d’électricité et de gaz pour cause de pandémie furent adressés. Par ailleurs, la représentante de la SADEG a souligné que l’entreprise publique a reçu un total de 2.081 réclamations en 2020 et ce, pour des problèmes de raccordement (623 réclamations), pour contestation de la relève ou de la facturation (351), pour contestation de coupure (679) et 381 pour d’autres motifs. Concernant les contraintes auxquelles fait face la SADEG, Mme Merzougui a fait savoir que les pertes de la distribution sont de 6.464 GWh (11,06%) pour l’année 2020, sachant que la quantité d’énergie fraudée, objet de dépôts de plaintes, est de 148,26 GWh. Elle a, en outre, cité les dommages causés par les agressions sur des ouvrages de la SADEG, dus au non respect de la distance de sécurité entre les constructions et les ouvrages électriques et gaziers. La représentante de la SADEG a également souligné que 10.115 ouvrages électriques et 10.042 ouvrages gaziers ont fait l’objet d’agression depuis 2017, causant des pertes humaines, des dégradations de l’environnement et des perturbations dans la qualité et la continuité du service.

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