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Situation détendue pour le blé !

La crise du blé est en train de prendre fin sans pour autant influer sur le prix. La guerre en Ukraine a fait du blé une «arme de guerre». Désormais, Poutine a tenu parole en autorisant les navires de charger du blé ukrainien aux termes de l’accord international signé le 22 juillet entre la Russie, l’Ukraine, la Turquie et l’ONU. Cinq cargos chargés de céréales ont pris la mer ce dimanche au départ des ports ukrainiens de Tchernomorsk et Odessa afin de poursuivre l’exportation des céréales, a annoncé samedi soir le Centre de coordination conjointe qui supervise les opérations. Au total, ces bateaux transportent plus de 161 000 tonnes de maïs et de produits alimentaires vers la Turquie, la Chine et l’Italie, selon le CCC qui suivra leur progression jusqu’à Istanbul, où ils seront inspectés au large avant d’emprunter le Bosphore. Le CCC précise, dans un communiqué, qu’il est en train de «finaliser les procédures d’exportation régulières» dans le cadre de l’Initiative de la Mer noire pour les céréales, nom officiel de l’accord. Même avec un nouvel accord qui autoriserait les exportations de céréales depuis les ports ukrainiens de la mer Noire, l’impact des prix élevés pourrait encore être sévère en Afrique, qui importe la majeure partie de sa nourriture, et où le FMI prévoit que l’inflation pourrait atteindre 12,2% cette année. Les prix mondiaux des denrées alimentaires ont nettement fléchi en juillet, tirés vers le bas par les prix des céréales et des huiles végétales, a annoncé vendredi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture «FAO». Après un haut historique atteint en mars à la suite de l’invasion de l’Ukraine, l’indice FAO du prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d’un panier de produits de base, se rétracte de 8,6% sur un mois, marquant une quatrième baisse consécutive. Il se maintient toutefois à des niveaux élevés, s’établissant à 140,9 points en juillet, avec une hausse de 13,1% sur un an par rapport à juin 2021, souligne l’agence. Les huiles végétales, elles, chutent de 19,2 %. Elles tombent à leur plus bas niveau en dix mois, suite à une baisse des prix du pétrole brut et de toutes les huiles confondues. Les abondantes disponibilités d’huile de palme à l’export en Indonésie et une bonne récolte de colza sont responsables de cette baisse des prix. Le tout est couplé à une demande en berne pour l’huile de tournesol, relaye le journal «La Nouvelle République». Mais, toujours est-il que les prix des produits ne sont pas accessibles pour les pays pauvres et africains.

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