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Sidi Allel Ksouri. Le maître de la source

Avant les inondations de 1927, SouiqaTahtania était un lieu de vie et d’activités économiques mais aussi pieuses. Ainsi, au bas de la mosquée de Sidi Boumehouen, au niveau de l’oued Ain Sefra, était une source très ancienne et qui servait à guérir de la fièvre. La source se situait au niveau de l’eau de l’oued Ain Sefra, très fréquentée par les algériens et les juifs qui lui reconnaissaient des vertus thérapeutiques. Le bâti comprenait deux pièces : une salle d’attente et une salle de bain. On l’appelait aussi metahrat Sidi Allel Ksouri parce que la source servait aussi aux ablutions. Une niche servait à recevoir les offrandes : on y déposait des pains qui étaient ensuite distribués aux pauvres. Plus haut, entre la source et la route qui passe de Hammam el ghar, longe les murailles et l’école des Tapis (actuellement Ourida Medad) avant de descendre au port, on avait découvert des restes d’une mosquée avec un mirhab presque intacte et une pierre tombale, celle du saint Sidi Ali (ou Allel) Ksouri. Ksouri veut dire habitant du ksor, c’est à dire ville, il s’agirait donc d’un citadin pieux remarquable. L’ensemble a été dévasté par l’inondation de 1927. Quelque temps après, Cheikh Allaoui entreprit de récupérer ce qui restait du saint homme afin de le ré-enterrer plus haut presque au niveau de la route. Les fouqaras rebâtirent un mausolée bien modeste et que ne connaissaient que les habitués du pont qui reliait Tigditt à l’école Tapis. Ce pont étant un raccourci permettant d’accéder au centre de la ville pour les habitants de Kariel, Maksar et Zaouia, ils passaient tous les jours devant Sidi Ali Ksouri. Au fil des jours et du délaissement, vers l’année 2000, le pont tombe en ruine et le mausolée devient un dépotoir. Depuis 2008, la tombe a été évacuée par les soins de la zouia Allaouia. La dépouille de ce saint homme est, depuis ce temps, au sein du cimetière de Arssa. A la place du pont, des moulins qui y existaient et du mausolée, on tente de faire passer une radiale qui est censée relier le port à la ville. Le projet n’a pas été pensé au-delà du bain du Lion et l’impasse semble devoir durer autant que l’incompétence suffisante et prégnante malgré les efforts prométhéens de certains commis du peuple.

À propos Mansour.Benchehida

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