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Shérine Abou Akla, assassinée de sang froid par les sionistes. 46 journalistes tués par Israël

Mercredi 11 mai, la journaliste vedette de la chaîne arabe Al Jazeera est tombée, le micro à la main, au champ d’honneur. Un projectile d’un sniper sioniste lui a atteint la tête. Son assassinat intervient (7) jours après la célébration de la Journée Internationale de la Liberté de la Presse du 3 mai. Triste coïncidence. La défunte Shérine n’était pas seulement l’exemple de la presse dévouée à sa cause mais aussi l’incarnation parfaite du combat de la femme arabe palestinienne contre l’occupant sioniste. C’est le tollé dans le monde entier. Les Palestiniens ont rendu un hommage vibrant à l’une des leurs, la journaliste adulée Shérine, tombée en martyre pour le devoir de la presse mais aussi pour la cause palestinienne noble et juste. Israël montre une nouvelle fois son «gêne» et sa «gaucherie», ne supportant pas de voir les journalistes, en train de filmer, on line, ses opérations militaires sauvages contre les paisibles palestiniens et dévoiler ses bévues, son offense des droits humains et sa «face cachée». On le sentait déjà, il y avait de l’électricité dans l’air depuis que les factions palestiniennes aient décidé de conjuguer leurs efforts afin de lutter ensemble et se concentrer sur l’indépendance de leur pays. Le prélude a été donné à travers la décision de cesser les extensions par Israël des nouvelles colonies juives. Depuis pas mal de temps, l’armée israélienne n’était pas en odeur de sainteté avec les journalistes arabes, dépêchés sur place, pour couvrir les opérations militaires. Mais le dernier assassinat en date, celui perpétré contre la journaliste palestinienne, Shérine Abu Akla, en plein exercice de sa fonction, lors de la couverture des évènements de Jenine, en territoire de Cisjordanie occupée par Israël qui continue de faire le tour des médias du monde entier, risque de bousculer et provoquer des réactions plus enfoncées, plus drastiques en haut lieu même au sein de l’Etat sioniste. Qui est Shérine Abou Akla ? Il s’agit de l’une des plus célèbres journalistes de la chaîne arabe Al-Jezira depuis 25 ans. Une image du corps de cette journaliste jonché face au sol, visiblement terrible et choquante, a déclenché une cabale de condamnation médiatique et officielle aussi bien arabe qu’internationale. Selon la chaîne Al-Jezira, elle aurait été tuée, ce mercredi matin, par un sniper de l’armée israélienne alors qu’elle couvrait une «opération israélienne» dans le camp des réfugiés de Jenine, en Cisjordanie occupée. L’armée israélienne n’a pas commenté jusqu’à maintenant la mort de la journaliste. Un de ses responsables s’est contenté, jeudi, d’indiquer dans un communiqué très concis et ambigu qu’une «enquête» a été ouverte sur sa mort, sans plus et sans pour autant reconnaître la responsabilité de son armée dans cet assassinat lâche et abject. Les responsables palestiniens témoins, ceux du ministère de la Santé et son employeur, ont reconnu que la journaliste a été tuée par un tir nourri de l’armée israélienne alors qu’elle couvrait ces évènements. Un photographe de l’AFP sur place a, de son côté, affirmé qu’un des tirs de l’armée israélienne a ciblé le corps d’une journaliste portant un gilet par balle sur lequel était écrit le mot «Presse». Le journaliste Ali Samoudi a déclaré avoir été blessé d’une balle et qu’une autre balle a atteint Shérine. Que sait-on des circonstances de sa mort? Elles attestent d’affrontements dans cette zone et de la présence ombrageuse de soldats israéliens en Cisjordanie occupée, lieu où elle a été atteinte par une balle dans la tête, selon des versions concordantes. Le lieu où a eu le crime, était un lieu ouvert et calme et c’est tout un cortège de journalistes qui était visé par un tir nourri. Il s’agit ni plus ni moins d’un assassinat, bien orchestré, prémédité et dûment planifié, selon certains, afin de faire taire les journalistes, contrairement à la version donnée et selon laquelle elle aurait été victime d’un tir nourri de sniper. 46 journalistes ont été tués par Israël depuis l’an 2000. 700 agressions et crimes commis par l’occupation contre les journalistes palestiniens, il est temps de mettre fin à ces crimes et de juger leurs auteurs et tous ceux qui ont donné l’ordre pour leur mise en œuvre. Depuis 2013, le monde entier célèbre la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, le 2 novembre, en mémoire aux deux journalistes français assassinés au Mali. Mais les journalistes palestiniens ne sont pas considérés par l’ensemble des puissants de ce monde qui ne font que soutenir Israël. «Un peuple aux mains nues – le peuple palestinien – est en train de se faire massacrer. Une armée le tient en otage. Pourquoi? Quelle cause défend ce peuple et que lui oppose-t-on? J’affirme que cette cause est juste et sera reconnue comme telle dans l’histoire. Aujourd’hui règne un silence complice, en France, pays des Droits de l’Homme et dans tout un Occident américanisé. Je ne veux pas me taire. Je ne veux pas me résigner. Malgré le désert, je veux crier fort pour ces voix qui se sont tues et celles que l’on ne veut pas entendre. L’histoire jugera mais n’effacera pas le saccage. Saccage des vies, saccage d’un peuple, saccage des innocents. Le monde n’a-t-il pas espéré que la Shoah marquerait la fin définitive de la barbarie? Un crime abject pour faire taire la voix des journalistes. Le combat pour un Etat palestinien indépendant et Jérusalem Est, sa capitale, continue. Par ailleurs, le Soudan, la Namibie et l’Afrique du Sud ont condamné le meurtre d’une balle dans la tête, lors d’une couverture, de la journaliste palestinienne Shérine Abu Akleh, âgée de 51 ans. Dans un communiqué, diffusé, mercredi, le ministère soudanais des Affaires étrangères a appelé à l’ouverture d’une enquête internationale sur ce crime, exprimant sa ferme condamnation de l’assassinat d’Abu Akleh par l’armée israélienne.

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