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Selon le Projet de la nouvelle loi de Finances. Hausse des prix du tabac en 2024

Les cigarettes vont nous coûter plus cher en 2024. L’Algérien devra dorénavant casser la tirelire pour fumer. Ce sera en effet cher, très cher de fumer en Algérie. Dans un contexte économique national qui « rebooste » ses revenus fiscaux, le gouvernement a pensé juste de réviser les prix des tabacs. C’est du moins ce qui est stipulé par le prochain projet de loi des finances. Un projet qu’on dit d’ores et déjà rigoureux en matière de taxes et autres impositions fiscales susceptibles de renflouer le trésor de l’Etat dépendant durant des décennies des revenus déduits du secteur des hydrocarbures. L’Algérie qui a encouragé la production nationale et balisé le terrain vers une profonde transition de son économie de la dépendance énergétique à la production, s’apprête donc à tirer profit de l’expansion des tissus industriels et économiques et leur corollaire les taxes tirées de leurs activités. Un lifting sera opéré par une révision fiscale notable sur les prix des tabacs sur le marché local et par conséquent ne sera pas sans conséquences directes sur les fumeurs.
Tout compte fait, une hausse significative des taxes sur le tabac est prévue pour 2024 conformément au nouveau Projet de loi de Finances. Les prix des tabacs risquent fort de s’envoler en 2024 ce qui logiquement donnera du tournis au consommateur déjà floué par leurs prix actuels dont la fourchette ne descend pas au-dessous de 300 da le paquet. Ainsi, ces prix des cigarettes seront à leur plus haut niveau depuis au moins dix années, selon des analystes, poussant le bouchon plus loin pour le consommateur lambda pour qui les prix actuels sont d’avance une corvée. Les fumeurs devront crier gare à leur santé de même qu’ils seront amenés à mieux appréhender les limites permises de leurs dépenses quotidiennes dont le gros est englouti par l’achat des tabacs. Dans un contexte économique où la diversification des recettes de l’État devient impérative, le gouvernement algérien a jeté son choix sur le secteur tabagique. L’objectif principal n’est autre que de redynamiser les recettes déduites de la consommation des tabacs au vu de l’importance du marché local mais aussi du point de vue de la consistance du nombre des fumeurs. Le Projet de loi de Finances pour l’année 2024 (PLF 2024) introduit une augmentation conséquente de la taxation sur les produits du tabac. Ce dernier promet, en effet, de faire grincer les dents des consommateurs qui s’apercevront que les prix ont augmenté en 2024. Les industriels ne sont pas en reste puisqu‘ils seront contraints eux aussi de réviser le prix de sortie de l’usine. En près de dix ans, les prix de la cigarette auront donc augmenté de 70 % selon des experts. Le ministre des Finances, Laaziz Faïd, en présentant le PLF 2024 devant le parlement le 4 novembre, a mis en lumière une nouvelle stratégie fiscale gouvernementale. Une taxe additionnelle de 37 à 50 dinars algériens par paquet de cigarettes sera mise en œuvre. Représentant ainsi une hausse de 35 %. Cette initiative devrait injecter quelque 19,3 milliards de dinars dans le budget de l’État. Au-delà de cette augmentation, le Projet de loi de Finances préconise également l’introduction d’une échelle de taxation sur le bénéfice des sociétés produisant du tabac. Avec notamment des taux oscillant entre 16 % et 20 %, selon le taux d’intégration de l’entreprise. Ces mesures vont sans doute intensifier la pression sur les fabricants de tabac locaux et étrangers opérant en Algérie. Malgré ces changements, la pression fiscale sur le tabac en Algérie reste inférieure à la moyenne mondiale. Alors que des pays comme la France appliquent des taxes représentant jusqu’à 80 % du prix de vente, l’Algérie, même après l’application du PLF 2024, se situerait entre 50 % et 56 %. Les conséquences de cette politique fiscale sur la consommation de tabac se verront scrutées avec attention. D’une part, l’augmentation des prix pourrait encourager une réduction de la consommation, ce qui aurait des bénéfices pour la santé publique. D’autre part, elle pourrait aussi susciter un mécontentement chez les fumeurs et stimuler un marché noir déjà en place.

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