Accueil » SANTE » Selon le Professeur Rachid Belhadj. «L’Algérie confrontée à une troisième vague de Covid 19»

Selon le Professeur Rachid Belhadj. «L’Algérie confrontée à une troisième vague de Covid 19»

La mauvaise nouvelle que redoutait chacun parmi les spécialistes des questions épidémiologiques sur le niveau de la circulation virale en Algérie, vient d’être confirmée par le professeur Rachid Belhadj. Au vu du coup d’accélérateur emprunté par la pandémie, depuis quelques jours, malgré les appels du comité scientifique à la vigilance et l’obligation du respect strict par les citoyens des gestes barrières, tous les voyants seraient au rouge à moins que … Après une accalmie sanitaire qui aura duré plusieurs mois suite au « tour de vis » sanitaire imposé dans les wilayas ayant enregistré des taux élevés de contamination et le redoublement des campagnes de vaccination depuis le 31 janvier dernier par les importations régulières de doses de vaccins supplémentaires, le pays renoue avec un rebondissement du nombre des cas alors que les spécialistes de la santé publique ont toujours crié gare au relâchement. Force est de s’apercevoir que le nombre de cas de la Covid-19 a quadruplé ces derniers jours. S’agit-il de variant, de la 3ème vague de Covid? Un spécialiste recommande d’observer la vigilance. Le variant touche aussi des sujets plus jeunes avec plus de contagion. C’est l’une des particularités du variant. Il s’agit de la souche la plus dangereuse et la plus rapide qui n’épargne personne sur son passage. C’est ce qui donne d’ailleurs raison d’inquiéter. L’Algérie a enregistré, samedi, 456 nouveaux cas de contamination dont 10 morts. Ce bilan journalier rappelle ceux des derniers mois de l’année 2020 où la barre des 600 cas de Covid avait été franchie. Sauf que les chiffres de 2021 se caractérisent par une montée suivie de baisse des cas. Faut-il pour autant s’en alarmer ? Le variant britannique est décrié dans le monde pour sa grande et rapide transmissibilité. Il est répandu dans plusieurs pays d’Afrique, un continent riche en population jeune mais hélas encore pauvre dans sa globalité en raison des retards dans la médecine. En Algérie, c’est cette perception du danger suscité par cette pandémie qui a permis de limiter les dégâts même si, à certains moments, un relâchement flagrant est enregistré dans les milieux publics. C’est ce qu donne à notre pays de l’avance par rapport à d’autres de ce continent. « La situation actuelle de la pandémie est très préoccupante », alerte d’emblée le professeur Rachid Belhadj, directeur des activités médicale et paramédicales au CHU Mustapha Pacha. Invité, dimanche, de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio Algérienne, celui-ci indique que «nous sommes en train de vivre une troisième vague. C’est un scénario identique de la deuxième vague de l’été 2020, juin et juillet, avec quelques particularités, puisque «maintenant ça commence à toucher les sujets jeunes». « Pour le CHU Mustapha, nous sommes en train de vivre des foules », affirme l’invité en précisant que son établissement assiste à une forte demande au niveau des hospitalisations notamment en réanimation. «Nous avons enregistré aussi une hausse de la demande pour l’oxygène» ajoute-t-il. Arguant ses dires, le professeur Belhadj, indique, qu’aujourd’hui même, nous avons une réunion urgente à 13H pour « instruire l’ensemble des services de passer au plan C » et augmenter ainsi la capacité des lits d’hospitalisation à 300 et les lits de réanimation à 80. Nous avons aussi un autre indicateur, précise l’invité de la Radio, c’est que le nombre de contaminations du personnel de la santé, tous corps et tous grades confondus, ne cesse d’augmenter. «Nous sommes entre 7 et 8 contaminations par jour et ça n’épargne personne, médecins, infirmiers, ambulanciers et administrateurs», fait-il savoir. Selon lui, il y a possibilité de l’avènement d’un nouveau virus mutant qui est en train de se propager avec plus de virulence, hautement transmissible et mortel même chez des jeunes en parfaite santé. «C’est quelque chose d’inquiétant, puisque au bout de 48 H le malade passe de 20% d’atteinte pulmonaire à 60%», avise-t-il. Face à cette situation, le professeur Belhadj appelle la population à faire plus attention pour ne pas augmenter les contaminations, en ces temps de pandémie qui risque d’être « constante dans le temps», voire «menaçante vis-à-vis des personnes qui nous entourent».

À propos B.HABIB

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Le chrono tachygraphe est désormais exigé dans le transport routier. Une solution pour réduire la folie routière

Qu’est-ce qu’un chrono tachygraphe? Dorénavant, ...

Pour mettre fin à la hausse des prix des fruits et légumes. Série de mesures pour garantir la stabilité

Les prix des fruits et ...

Risque de fortes pluies. Oran a besoin de «nouveaux avaloirs»

«De par sa position géographique ...

L’APOCE compte mettre de l’ordre dans ce créneau très juteux. Tout ce qui brille, n’est pas or

Comment savoir qu’une telle ou ...

Le PDG annonce une réorganisation totale du transporteur aérien algérien. Air Algérie: Un nouveau plan de vol

Air Algérie voit grand. La ...