Accueil » ORAN » Sécurité routière. L’anarchie enrageante des «dos d’âne»

Sécurité routière. L’anarchie enrageante des «dos d’âne»

Les dos d’âne sauvages, courts, bossus, durs, se multiplient en ville. Le fait qu’ils ne respectent pas la réglementation, ils posent des problèmes de sécurité routière. Ils altèrent les amortisseurs, éléments de suspension, rotules, support boite et moteur souffrent énormément. Les pneus se déforment. Les freins s’usent prématurément, ils provoquent des congestions de la circulation. Ces dos d’âne sont aujourd’hui un signe d’incivisme et un grand risque pour la circulation. Quasiment tous les dos d’âne de la ville d’Oran sont hors la loi. Il s’agit également de la principale cause de gravité lors d’un accident: plus la vitesse de circulation est élevée, plus l’accident est grave. Ils sont littéralement en train d’envahir nos rues en dépit des normes qui encadrent leur construction, les ralentisseurs ne doivent ni constituer des obstacles dangereux pour l’usager de la route, ni constituer une gêne excessive lorsque ce dernier respecte la vitesse autorisée. A Oran, chacun se targue de faire ce qu’il veut. Vous verrez un simple citoyen se disant menacé d’accident depuis qu’une route passe devant chez lui, se décider à construire un dos d’âne. Juste pour corriger ou discipliner les conducteurs qu’il juge trop pressé à son goût. La route appartient à qui? N’est-ce pas pour la collectivité? Ce sont là quelques réflexions aigres douces que l’on entend énoncer à la ronde. Et le ton en dit long sur la volonté d’en découdre avec le premier  »escroc » qui a le toupet d’ouvrir la bouche. Et notre bonhomme réunit ce qu’il faut comme  »ingrédients » et le tour est joué ! Il a bâti son dos d’âne et il en est fier. Pendant ce temps, au lieu d’un ralentisseur bien signalé qui pousse à réduire la vitesse sans endommager le véhicule, il a plutôt construit un mur infranchissable fait de blocs de pierre mal équarris, recouverts de béton. Cet ouvrage est placé n’importe où, même aux endroits strictement défendus. La mise en place de ces monticules par les services concernés, sans signalisation préalable, contraint souvent les conducteurs à freiner d’une manière brusque provoquant consécutivement des collisions. La liste des exemples est longue.

À propos Y.chaibi

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Journée commémorative. 232 ème anniversaire de la libération de la ville d’Oran de la colonisation espagnole

La libération d’Oran en 1792 ...

A quand un transport digne d’Oran

Le transport public n’est pas ...

Journée nationale du chahid. Les sœurs Benslimane ressuscitées

Proclamée officiellement le 18 février ...

Hassi Bounif. Triste constat

Hassi Bounif s’est malheureusement métamorphosé ...

Gardiens de voiture. «Il est grand temps de mettre fin à l’anarchie»

Il semble que le phénomène ...