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Santé. La mission de l’hospitalisation à domicile fastidieusement abandonnée

Face à la surcharge que connaissent les établissements de santé publique à Mostaganem, l’hospitalisation à domicile aurait pu constituer une alternative pour soulager des patients souffrant chez eux de pathologies graves. En général, ceux qui ont besoin de soins à domicile sont des personnes âgées qui ne trouvent pas qui les accompagne et qui s’occupe d’eux à l’hôpital. Mais la HAD est d’abord un organe de santé adopté par une loi approuvée par le Conseil des Ministres en date du 04 octobre 2018. Cette loi définit l’organisation des soins et hospitalisation à domicile. A Mostaganem, cette unité de soin itinérante a été instaurée par l’autorité de wilaya en 2018 sur la demande des associations. En effet, l’unité devait être gérée par la D A S de l’établissement hospitalier  »Che Guevara ». Une équipe composée de médecins et de paramédicaux devait s’occuper à soigner les malades chez eux. Ce qui veut dire que la D A S, selon la loi, devait mettre les moyens entre les mains de l’équipe désignée pour leur permettre de mieux mener cette mission. Malheureusement, aujourd’hui, ce service n’existe plus dans le paysage sanitaire de Mostaganem. Il semble avoir été abandonné dans le cafouillage de la valse des directeurs qui se relayaient à  »Che Guevara ». Selon les informations provenant d’une dénonciation des Associations, la D A S n’a pas accompli sa mission car elle a arrêté de fournir les moyens nécessaires à cette mission. L’équipe de médecin et d’infirmiers n’avaient pas de moyen de locomotion pour se rendre aux domiciles des malades. La D A S ne fournit pas non plus le nécessaire en équipement de soins à domicile. A la longue, le médecin a démissionné et n’a jamais été remplacé. L’unité semble ne plus exister et la mission qui consistait à travailler avec l’objectif de soulager des malades dans leur environnement dans la sérénité totale en les accompagnant jusqu’à la fin de vie, a été carrément abandonnée, nous diront les associations. Le fait préoccupant est qu’il n’y a aucune structure qui a fait un état des lieux à Mostaganem. Ces malades qui souffrent en silence chez eux, personne n’y pense. Une alerte est donnée par les associations qui affirment que des cas attendent d’être visités pour leur apporter un peu de confort. Il y a ceux qui attendent des soins palliatifs, ou une consultation, ou l’emplacement d’une sonde, soit des actes infirmiers : pansements, distribution des médicaments, injections etc…Mais à Mostaganem, le travail s’est arrêté car l’hospitalisation à domicile répond à des critères bien spécifiques et ce sont les structures de santé qui doivent s’en occuper. Un état des lieux doit être établi en amont pour s’assurer que le patient répond à toutes les conditions nécessaires pour une hospitalisation à domicile, à savoir si le domicile se prête à l’hospitalisation, son accès, la présence d’une personne proche, mais rien de tout cela n’a été fait. On a laissé les malades galérer. Aujourd’hui, les associations tentent d’apporter à ces malades le peu qu’elles peuvent, elles souhaitent être formées pour pouvoir aider mais elles ne trouvent pas d’échos à leurs doléances. En attendant, les malades à domiciles endurent l’inimaginable.

À propos CHAREF KASSOUS

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