Accueil » RÉGIONS » Saïda. Magie noire pour mieux conjurer le mauvais sort

Saïda. Magie noire pour mieux conjurer le mauvais sort

A la demande de plusieurs citoyens qui suivent de plus près ce qui se passe dans leur wilaya, nous allons vous parler de ce Charlatanisme qui anime les discussions les plus enflammées dans les cafés des places publiques, seuls endroits où les gens viennent pour se défouler. Avec la situation sociale qui se détériore de plus en plus, la magie noire semble prendre de l’ampleur et s’affirmer au sein d’une population qui a perdu ses valeurs, ses repères et ses repaires et être à l’affût des croyances extravagantes. Ainsi le recours à la sorcellerie (S’hour) pour diverses mobiles est devenu courant et les praticiens-talebs se sont multipliés, notamment les charlatans subsahariens qui ont trouvé à Saïda, comme partout ailleurs dans le pays, l’opportunité d’amasser de l’argent. Détrompez-vous, ce n’est point une légende ou une action ubuesque et apathique mais ce phénomène existe et il est bien implanté chez nous à Saïda. Interrogez n’importe quel citoyen, anonyme soit-il, et il vous confirmera que le S’hour existe. Ici à Saida, tout se sait et rien ne se cache. Certains charlatans fortement connus sur la place publique, prétendent connaître l’avenir, guérir les maux, donner de la fertilité, permettre la prospérité et vous faire approcher des officiels. Quant aux méthodes de sorcellerie, « elles sont diversifiées », nous raconte un Imam intègre avant d’ajouter: « il y a ceux qui utilisent des organes d’animaux ou ceux des bébés déterrés de leur tombe alors que d’autres utilisent des sauterelles et des lézards pour concocter des talismans. D’autres se font dans le B’Khor (encens) d’herbes étranges et de miel à la qualité douteuse. C’est dire que la magie noire gagne du terrain et ce phénomène reste préoccupant et… envoûtant mais qui passe inaperçu. Le témoignage d’une dame, chef de service dans une administration dont nous tairons le nom nous a avoué : « une fois au bureau, je ne me sens plus la même et mon directeur qui avait l’habitude de venir à mon bureau pour me consulter sur les dossiers administratifs déposés par des citoyens, ne met plus les pieds à l’intérieur de mon bureau et j’ai trouvé cela très bizarre et j’ai moi-même consulté un rakki et ce dernier m’a avoué que je suis sous l’emprise de la sorcellerie ». Alors que faire ! Il faut que chacun de nous s’intéresse uniquement à sa propre personne, ce serait mieux et notre moral s’en sentira soulagé. Au diable ces Balivernes !

À propos O.ogban

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Saïda. Le directeur de l’hôpital «Ahmed Medeghri» suspendu

Le directeur de l’hôpital « Ahmed ...

Saïda. Un autre suicide à Batimet Kabouss

Encore une fois, la ville ...

Saïda. Le wali à Moulay Larbi et Sidi Ahmed

Première dans les annales de ...

Menacé par les prédateurs. Touche pas à mon «vieux Saïda»

La forêt récréative « Le Vieux ...

Saïda. L’internet, la nouvelle drogue des jeunes

Internet, qui est une véritable ...