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Saïda. Les vieux reflexes ont la peau dure

A Saida, il faut se lever de bonne heure et courir vite pour voir un chef, à l’exception, bien sûr, de quelques responsables dignes et intègres qu’on peut même aborder dans la rue pour parler d’un problème donné ; tous les autres restent insaisissables lorsqu’il s’agit d’écouter le citoyen. Il est navrant de constater que ce genre de pratiques continuent d’exister dans certains services administratifs et pas des moindres. Ce n’est pas facile d’avoir accès au bureau qui abrite son altesse, même pendant le jour de réception. La plupart de nos responsables locaux à tous les niveaux où qu’ils soient quand ils ne sont pas en mission, passent leur journée voire la semaine à des réunions de travail ou de convivialité. Certains d’entre eux poussent l’outrecuidance jusqu’à exiger une demande d’audience et ce dernier ignore quand il sera convoqué. Un comportement ayant tendance à pourrir davantage la situation, mettant les citoyens en position d’attente, ce qui provoque un grand dégoût pour L’Administration et le Pouvoir d’une manière générale. Un comportement qui ternit l’image de l’Etat dont ils sont les commis-insoumis. Beaucoup de citoyens ayant demandé à voir un responsable et qui se sont heurtés à une fin de non-recevoir. Cela rappelle l’attitude des Caïds qui ont opprimé nos grands-parents. Etre à la tête d’un service administratif, c’est se mettre au service du citoyen, être à l’écoute de ses préoccupations et s’ingénier à lui régler ses problèmes si possibles et c’est comme ça qu’on arrivera à rétablir cette CONFIANCE PERDUE entre les Responsables et les Administrés. Ceux parmi les responsables qui ont compris cela, sont respectés et donnent une bonne image de leur service administratif, tout en se mettant ainsi en paix avec leur conscience. Et c’est grâce à cette bonne conduite que ces Responsables arriveront à œuvrer au développement de la région, favoriseront l’union d’une population et surtout éviteront d’écouter les personnes qui jubilent en collant de fausses étiquettes sur les autres. Ceux-là, on les appelle dans le jargon populaire : Saidi  » Les opportunistes élevés aux hormones de la magouille ». Certains citoyens saidis nous ont affirmé avoir été reçus facilement par de Hauts responsables à Alger et n’avoir pu rencontrer un Chef local peut-être que les nombreuses « réunions de travail » ou les « multiples missions » empêcheraient-elles les responsables de recevoir en audience le citoyen. Faudrait-il donc désigner deux responsables dans chaque service: l’un pour travailler – et l’autre pour écouter le petit peuple. Pour revenir aux lenteurs et lourdeurs bureaucratiques: que de destins brisés, que d’infarctus, que de maladies nerveuses causés par un machiavélisme, un sadisme et un cynisme car promettre sans tenir promesse, fait aussi partie du lexique de la bureaucratie. On nous promet aujourd’hui que nous allons vers une nouvelle Algérie, c’est-à-dire une deuxième République qui ne tournera pas et ne tournera pas le dos aux Citoyens. Faites en sorte que cela se concrétise. Et que la République des Copains-Coquins-Larbins et Parrains soit éradiquée à jamais.

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