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Sahara occidental. Nécessité d’une conférence internationale pour la paix

Le président du Comité action et réflexion pour l’avenir du Sahara occidental, Najem Sidi, a appelé à l’organisation d’une conférence internationale pour la paix dans ce territoire occupé, soulignant que la politique « désastreuse » de l’ex-président américain Donald Trump ayant reconnu la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental laissera des traces aux Etats-Unis, voire même dans le monde entier. Dans une tribune publiée dans le journal français Le Monde, Najem Sidi, a estimé que « la politique désastreuse de Donald Trump laissera des traces aux Etats-Unis, au niveau de la planète et dans le monde arabe ». « Avant de laisser la place à son successeur, Joe Biden, le président Trump s’est adonné au nom de son pays, première puissance mondiale, à un troc totalement inédit dans les relations internationales en annonçant le 10 décembre 2020 la reconnaissance de la (prétendue) souveraineté marocaine sur le Sahara occidental », a-t-il rappelé. Le 10 décembre dernier, Trump avait déclaré reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental en contrepartie de la normalisation des relations entre le régime marocain et l’entité sioniste. Une décision qui a été largement critiquée au niveau international mais aussi aux Etats-Unis et au sein même du parti de Donald Trump. M. Najem a souligné que « le roi du Maroc, Mohammed VI, échangerait ainsi l’acceptation américaine de l’occupation du Sahara occidental contre celle de la Palestine » par l’entité sioniste, « toutes deux contraires au droit international ». « En maître du monde, contournant allègrement les résolutions des Nations unies et ignorant la lutte du peuple sahraoui, qui s’est battu quarante-sept ans durant pour faire valoir son droit à l’autodétermination, Trump a cru pouvoir redessiner la carte du Maroc et ouvrir un consulat virtuel américain au Sahara occidental », a-t-il fait remarquer. Et de noter que le Sahara occidental est un territoire pourtant classé « non autonome », donc séparé et distinct de tout Etat, y compris celui du Maroc, que ce dernier occupe illégalement depuis 1975. Au regard du droit international, ajoute l’auteur, cette ancienne colonie espagnole demeure une question de décolonisation toujours justiciable de la résolution 1514 de l’ONU, qui avait énoncé en 1960 que « les territoires sous tutelle » avaient vocation à l’indépendance ». C’est ainsi que le conflit du Sahara occidental a récemment rebondi, notamment depuis le 13 novembre 2020 à El Guergarat, quand les forces armées royales (FAR) marocaines y ont lancé une agression militaire contre des civils sahraouis qui protestaient pacifiquement contre l’ouverture par le Maroc d’une brèche illégale. De ce fait, l’armée marocaine a rompu le cessez-le-feu instauré depuis le 6 septembre 1991 conformément à la résolution 690 du Conseil de sécurité de l’ONU. « Face à ce regain de tension, cette manière de réécrire les relations internationales et de reconfigurer des régions entières sans tenir compte des peuples qui les habitent, il est urgent d’agir », insiste le militant sahraoui.

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