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Sabri Boukadoum à la réunion ministérielle de la Commission de l’UA. L’Afrique doit parler d’une seule voix

Quel rôle pour l’Afrique dans le sillage des mutations géopolitique que connaît le monde ? Quels objectifs et missions pour l’”après Covid “? Fait aussi incontesté que paradoxalement contestable. L’Afrique jouit d’un “groupe électoral” impressionnant à l’ONU mais force est de constater qu’elle a rarement pesé (exception de certains pays africains) dans les décisions rendues par l’institution onusienne. Est-il alors temps de “revoir” les sièges au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies ? Est-il temps aussi à l’abolition de cette “discrimination “ dans l’attribution de sièges aux pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU ? L’Afrique, longtemps déchirée par les guerres civiles insensées et les conflits régionaux inutiles, s’apprête à lancer le “défi” . Le continent fort avec son Conseil de paix et de sécurité de l’UA participe activement aux “missions” de maintien de la paix de l’ONU en plusieurs régions tels Darfour à l’Ouest du Soudan où son rôle s’est avéré fort intéressant mettant fin à une dizaine d’années d’hostilités. Mais beaucoup de pays africains tels le Niger et la Centrafrique sont toujours privés du droit de vote au Conseil de sécurité de l’ONU. Pour les observateurs, l’Afrique devrait préserver ses “acquis économiques” et focaliser en priorité ses efforts au plan interne avec un refus des ingérences étrangères pour pouvoir s’arracher la respectabilité internationale lui ouvrant droit de siéger “utilement” et “efficacement” au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Cette fois-ci, le “dossier” africain au Conseil de sécurité de l’ONU doit peser lourd. Pour cela, le continent noir doit parler d’une seule et même voix. Ces pays ne devraient pas camper derrière leurs intérêts économiques ou politiques. L’Algérie a toujours défendu le dossier de renforcement de la présence de l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations Unies. Notre pays qui milite depuis des lustres pour l’unité de la paix et la stabilité en Afrique, est conscient des “enjeux” sur les plans régional et international. L’Algérie a été à l’avant-garde de la création du Conseil de paix et de sécurité à l’Union africaine (UA). Par sa future adhésion au Conseil des sécurité onusien, l’Afrique aura son mot à dire sur les questions géostratégique ou d’intérêt international, dans la recherche des solutions et le règlement des conflits régionaux, la promotion des droits des pays africains aux programmes de développement et de recherche de l’ONU. Une réunion ministérielle de la commission de l’UA s’est ouverte mardi. Les pays africains devraient faire en sorte de préserver outre leurs acquis économiques mais aussi leur “unité”. Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a souligné, mardi soir, la nécessité pour les pays africains de « préserver leur unité » et leur cohésion » et de parler d’une « même voix » afin d’obtenir deux sièges permanents au Conseil de sécurité des Nations unies. « Nous devons préserver notre unité et notre cohésion et parler d’une seule et même voix (en formant un bloc) autour d’une même position africaine », a indiqué le chef de la diplomatie algérienne intervenant au cours de la réunion ministérielle de la Commission de l’Union africaine en charge du dossier de la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU. « Notre groupe est le plus grand bloc électoral, représente 28% de l’Assemblée générale des Nations unies et si nous restons unis et résolus nous serons certainement capables d’atteindre notre objectif et de corriger l’injustice de longue date que l’Afrique continue à subir », a-t-il soutenu. C’est « en accordant (à l’Afrique) deux sièges permanents et en augmentant sa représentation dans la catégorie des sièges non permanents », que cette injustice sera levée, assure le ministre qui a mis l’accent sur la « nécessité de réformer les méthodes de travail du conseil (de sécurité) « . Lundi, le représentant permanent de l’Algérie à l’ONU, l’ambassadeur Sofiane Mimouni, a indiqué que la réforme des Nations Unies ne peut être complète qu’avec une « augmentation de la taille et de la composante » du Conseil de sécurité de manière à refléter les « réalités géopolitiques actuelles ». « Nous partageons l’avis selon lequel toute réforme de l’ONU ne sera complète sans une augmentation de la taille et de la composante du Conseil de sécurité de manière à refléter les réalités géopolitiques actuelles », a déclaré le représentant de l’Algérie au cours de la première réunion informelle sur la réforme du Conseil de sécurité. Une telle réforme devrait rendre le Conseil de sécurité plus « représentatif, efficace et transparent », tout en légitimant et renforçant ses capacités de contribution au maintien de la paix et de la sécurité internationales, a relevé le diplomate. A ce titre, l’ambassadeur a estimé que les revendications de l’Afrique concernant l’attribution de sièges permanents au continent étaient  » légitimes » et que le soutien croissant d’un grand nombre d’Etats membres à la position commune africaine, était une preuve concluante de la nécessité de réparer l’injustice historique qui affecte le continent africain. En février de l’année passée, l’Algérie avait appelé, à New York, à réparer l’injustice historique que l’Afrique continue de subir, en attribuant dans le cadre de la réforme du Conseil de sécurité deux sièges permanents au continent. La délégation algérienne à New York avait, alors, réitéré le soutien de l’Algérie à la position africaine commune sur cette réforme, telle que reflétée dans le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte. Pour l’Algérie, les deux sièges permanents doivent avoir « tous les privilèges et droits inhérents à cette catégorie, y compris le droit de veto », réclamant par la même occasion deux autres sièges non permanents. L’Algérie avait également réaffirmé la pertinence du cycle de négociations intergouvernementales en tant que forum unique et légitime pour poursuivre le débat sur la réforme du Conseil de sécurité en vue de réaliser une réforme globale qui englobe les cinq principaux aspects de cette réforme, à savoir les catégories de membres, la question du droit de veto, la représentation régionale, la taille du Conseil de sécurité élargi et ses méthodes de travail et la relation entre le Conseil et l’Assemblée générale.

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