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«Robots tueurs», l’autre menace !

Ce lundi s’ouvre au Palais des Nations à Ge-nève la conférence d’examen de la Conven-tion sur certaines armes classiques. Objectif : imposer des règles contraignantes pour empêcher l’usage d’armes sans le moindre jugement humain. Le futur du droit international humanitaire, dont le CICR est le gardien, est en jeu. 125 Etats vont débattre des règles à mettre en place sur ces robots qui ne font pas l’unanimité. Quelles règles pour les Systèmes d’armes létales autonomes, aussi surnommés « robots tueurs » par leurs opposants. Depuis un moment, ces « robots tueurs » commencent à inquiéter le Monde puisque certaines armées voudraient passer à la vitesse supérieure à savoir que ces robots prennent la décision durant un combat ou conflit ou situation via l’intelligence artificielle, soit des robots autonomes. Interdiction totale, utilisation respectueuse du droit humanitaire, pas de contrainte : 125 Etats vont débattre de ce sujet aux contours encore flous mêlant haute technologie et éthique. L’exercice est d’autant plus difficile que si le cinéma a nourri l’imaginaire populaire avec le Terminator, les spécialistes eux ne sont pas tous d’accord sur la définition de ce qu’est une arme autonome. En 2018, l’ONU avait tiré la sonnette d’alarme. Contre toute attente, des départements de Défense persistent à développer ces matériels futuristes et semblent vouloir les envoyer sur le terrain rapidement, Russie et États-Unis en tête. Selon les spécialistes du domaine, la Chine, les États-Unis et la Russie — les 3 nations les plus dépensières dans les domaines de la recherche et du développement de technologies d’armement, sont entrées dans une compétition intense sur la programmation d’IA militaires. Israël, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, la France, l’Australie, le Royaume-Uni, et certainement d’autres encore qui ne se manifestent pas, explorent actuellement les potentiels de telles technologies. Lors de la conférence, Steve Goose est le directeur de la division armes de Human Rights Watch : « Aux Nations Unies, la majorité des pays qui débattent de cette question est en faveur d’une nouvelle loi, d’un nouvel instrument juridiquement contraignant, d’un traité ou d’un protocole. Mais un grand nombre de pays aussi s’y opposent, en particulier la Russie, les États-Unis, Israël et l’Inde. Ce n’est pas un hasard si ce sont les mêmes pays qui sont les plus avancés dans le développement des robots tueurs ». De plus en plus utilisés par les armées, les drones, exemple type de système d’arme autonome, sont capables de mener une action létale automatisée sans l’intervention directe de mains humaines. Or ces drones ont été à plusieurs reprises pointés du doigt pour des bavures de l’armée américaine, notamment en Afghanistan où leurs frappes censées être « ciblées » ont tué des civils. La paix est la solution pour notre Monde.

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