Accueil » CHRONIQUE » Rien n’a changé pour la femme …

Rien n’a changé pour la femme …

La violence faite aux femmes ne cesse de prendre de l’ampleur dans notre société. Le bilan fait par la Gendarmerie nationale confirme que cette violence est bien là et « menace » la quiétude de la société malgré les campagnes de sensibilisation. Près de 8.000 affaires liées à des violences contre des femmes et des filles ont été traitées durant les 08 premiers mois de l’année en cours par les services de la Gendarmerie nationale, a révélé, dimanche à Alger, son représentant, Walid Riadh Boukabbou. Sur le total des cas recensés, 51 % des faits relèvent de l’humiliation et de la menace, 38 % autres sont des agressions physiques, 04 % ont trait aux atteintes à la vie personnelle des victimes, alors que 02 % représentent les rapts de filles. En outre, 02 % également de ces dernières ont subi des actes immoraux et autant ont été incitées à l’acte sexuel, tandis que 01 % d’entre elles ont été sujettes à des harcèlements sexuels, a-t-il ajouté. S’agissant de la répartition par âge, le même responsable a précisé que 31 % des victimes des violences ont plus de 42 ans, 28 % sont âgées entre 30 et 42 ans, 24 % ont entre 18 et 30 ans et enfin, 17 % figurent dans la tranche d’âge des moins de 18 ans. Les chiffres font froid au dos. A ce jour, les associations féministes ont recensé 45 cas de féminicide. En 2020, il a été relevé 55 cas de féminicide. Et dire que ces chiffres ne reflètent nullement la réalité, car beaucoup de femmes battues ou ayant subi des violences, préfèrent ne pas déposer plainte ou alerter les organismes d’Etat. Même cas pour les féminicides, car il y a des meurtres de femmes battues qui ne sont pas médiatisés et qui ne sont pas déclarés comme féminicide. La femme reste, en Algérie, un être « fragile » où l’homme a tous les droits sur elle devant le silence de la société et le manque de prise en charge des femmes violentées. C’est le manque de prise en charge des femmes battues ou subissant une violence qui « cache » la réalité, puisqu’une fois que la femme battue passe le pas de dénoncer la violence, elle devra compter sur elle et souvent elle est lâchée par sa famille. Si elle est prise en charge pour l’hébergement avec ses enfants et lui « assurer » un travail, les chiffres seront proches de la réalité et c’est là que l’on pourrait faire face à cette violence faite aux femmes. Représentant la Direction générale de la Sûreté nationale, la responsable du bureau de la Protection des personnes vulnérables, Yasmine Khouas, a passé en revue le dispositif mis en place par l’institution afin de combattre ce type de violences, de même que la stratégie de communication suivie à cet effet. Allant dans ce sens, la représentante du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la Femme, Mme Moussaoui, a considéré que l’arsenal juridique dont dispose l’Algérie, a connu une « grande avancée », comparativement à de nombreux pays de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient « MENA ». Aujourd’hui, il faut lutter contre cette violence sur un plan culturel en menant cette lutte depuis l’école.

À propos B.nadir

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

La surabondance du blé fait le bonheur de l’Algérie

Les exportations de blé de ...

Migration et asile, l’UE durcit les lois!

L’UE fait face à une ...

2024, la bonne année du pétrole !

Malgré l’attaque de l’Iran contre ...

A l’aube d’une troisième guerre mondiale!

Le samedi 13 avril, l’Iran ...

Le pétrole au centre du conflit Iran-Israël

Les prix du pétrole ont ...