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Rétrospective du pouvoir local 04 walis en l’espace de 07 ans

En l’espace de 07 années, de 2013 à nos jours, 04 walis se sont succédé à la tête de la wilaya de Saida, sans que l’on sache pourquoi. Le premier Said Meziane (2013/2015), un homme de culture, a été remplacé après 02 années passées à Saida …..son successeur en l’occurrence, Boukarabila Djelloul, y est resté lui aussi que 02 ans (2015/2017), un temps qu’il a consacré au secteur de l’habitat pour le libérer de son boulet de forçat, en invitant tout un Gouvernement à une visite officielle et ce qui devait arriver, arriva avec la nomination de Louh Seif-El-Islam (2017/2019) qui a dévoilé sa feuille de route et le quatrième wali qui a pris le relais, est Said Sâayoud (2019 à nos jours). Sur le plan de gestion des affaires de la cité, la Wilaya de Saida qui aspirait à devenir un pôle important dans tous les domaines de par notamment sa position géographique, n’est pas prête de sortir sa tête de l’eau. En effet, en moins de 07 ans, 04 walis ont été nommés à la tête de la wilaya de Saida et l’entourage qui gravite autour du wali, est resté toujours le même. Or, cette instabilité et les changements brusques des walis ne sont guère favorables à l’inscription dans la durée des politiques menées et peuvent de surcroît constituer un frein au développement d’un région. L’actuel wali est devant plusieurs dossiers chauds et urgents. Parmi ceux mis en avant – il y a la gestion des 461 zones d’ombre qu’il doit mettre à niveau. Donc, 04 walis, 04 différentes méthodes d’approche où chacun veut montrer qu’il est plus compétent que l’autre. Du côté de la population, « Le Roi est mort – vive le Roi « . Les répercussions négatives d’une telle instabilité chronique des walis et de l’absence d’une vision claire et affichée sur les objectifs de développement de la wilaya de Saida, n’ont fait qu’aggraver la situation dans ce domaine comme en atteste l’état peu reluisant de la ville et de nos communes rurales. Voulant remettre les pendules à L’heure, l’actuel wali Said Sâayoud, originaire de Skikda, s’illustre toujours lors de ses sorties sur le terrain, par des propos chargés d’allusion, comme l’ont fait ses prédécesseurs avec l’ensemble des directeurs de son exécutif de s’atteler sérieusement au suivi des projets qui, pour lui comme pour ceux qui l’ont précédé, ont pris du plomb dans les ailes et accusent quelques retards sur la progression des travaux. Les citoyens pensent que l’incompétence des  » Personnes  » qui se reconnaissent et qui gravitent autour du souverain, suscitent bien des questionnements et les exemples sont légion. Il faut dire aussi que les citoyens sont aussi responsables de cette dramatique situation qui nous pousse à vivre dans l’anarchie et la médiocrité. Ce constat peut être fait par n’importe quel Saidi – enfin – enfin qui reste parmi les citoyens car l’Administration de wilaya s’est complètement ruralisée. Pour la population de Saida qui considère que leur ville est aussi une zone d’ombre, vivre obéit à des normes étrangères au bonheur. Ses quartiers, politiquement délaissés ne cherchent plus la consolation dans les promesses et les histoires de bonheur au bout des discours. Faites un voyage dans Saida en danger d’apartheid Urbain. Du fait que les Repaires et Repères de la Ville ont complètement disparu. Morose est le visage de Saida par ces temps hivernaux, monotones auxquels s’y associe la main avilissante de l’homme qui dénude la ville de son charme envoûtant d’autrefois. Aujourd’hui, hélas, elle est devenue une grande agglomération hybride et triste comme un lendemain de fête. En somme, c’est ainsi que se présente la ville de Saida et l’état des lieux qui s’y rapporte. En aucun cas, il n’a été question d’amplifier la réalité, ni de travestir la vérité d’une ville qui ne cesse de subir encore les contrecoups d’une urbanisation somme toute anarchique et d’une gestion égoïste faisant de l’intérêt personnel, une raison d’être Soi. Et le hic dans tout cela, c’est que à chaque fois qu’un nouveau wali arrive, certains et toujours les mêmes se mettent tout de suite en diapason avec ses idées et ses pratiques et cela même si elles sont diamétralement opposées à leurs convictions personnelles. Cette catégorie de personnes flattées par le faux sens de la vie, on les appelle zigotos et pour les repérer, il suffit de chercher dans l’entourage du Souverain. Ils sont obligés de graviter autour de lui afin de récolter les fruits de leurs vils asservissements. Ils savent pertinemment qu’ils sont grotesques en agissant ainsi mais la perspective d’une ascension ou obtenir une faveur les rend complètement aveugles. Plaire au chef est leur seul but, les autres, c’est-à-dire nous tous, ne sommes qu’un ramassis de jaloux.

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