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Retour au confinement. Alger et Oran dans la ligne de mire

Faut-il verbaliser les contrevenants et faire la chasse aux sorcières par la DGSN et la GN au niveau des lieux publics et non pas uniquement sur les autoroutes pour imposer leur diktat aux plus récalcitrants qu’est le respect inconditionnel des gestes barrières, le port de masque et la distanciation sociale ? Le retour au confinement dans 14 wilayas a été instauré sine die pour préserver des vies de la propagation de cette 3ème vague du covid 19 et du variant Delta. L’objectif est d’éviter l’apocalypse aux citoyens algériens en cette saison estivale qui rime avec sorties nocturnes, restaurants, buvettes, glaces, rochers, baignades, mariages, fêtes etc. Le Gouvernement a donc décidé, après que les experts et professeurs aient tiré la sonnette d’alarme, de proroger de 21 jours le confinement partiel à domicile de minuit jusqu’au lendemain à 4h00 du matin dans 14 wilayas du pays à compter d’hier, lundi 12 juillet, et de renforcer le contrôle concernant le respect du protocole sanitaire lié à la pandémie du Coronavirus (Covid-19). La nouvelle mesure de confinement partiel à domicile, après ce relâchement, prévue de minuit jusqu’au lendemain à 4 heures du matin, est applicable dans les 14 wilayas suivantes: Laghouat, Batna, Bejaia, Blida, Tébessa, Tizi-Ouzou, Alger, Sétif, Sidi Bel Abbés, Constantine, M’sila, Ouargla, Oran et Boumerdes. Ne sont pas concernées par la mesure de confinement à domicile les 44 wilayas suivantes que sont Adrar, Chlef, Oum ElBouaghi, Biskra, Béchar, Bouira, Tamenghasset, Tlemcen, Tiaret, Djelfa, Jijel, Saïda, Skikda, Annaba, Guelma, Médéa, Mostaganem, Mascara, El Bayadh, Illizi, Bordj Bou-Arreridj, El Tarf, Tindouf, Tissemsilt, El Oued, Khenchela, Souk Ahras, Tipaza, Mila, Ain Defla, Naâma, AinTemouchent, Ghardaïa, Relizane, Timimoun, Bordj Badji Mokhtar,Ouled Djellal, Beni Abbes, In Salah, InGuezzam, Touggourt, Djanet, ElMeghaeir et El Meniaâ, rapporte le communiqué du nouveau premier ministre, Aymen Benabderrahman, lui même vient d’être testé positif au SARS Covid 19. Officiellement, le président Tebboune avait, contrairement au premier ministre, rassuré que la situation épidémiologique en Algérie est «sous contrôle», il n’en demeure pas moins que le retour au confinement a été instauré depuis avant-hier dimanche, pour 14 wilayas entre autres la capitale Alger et celle de l’Ouest Oran. La reprise des contaminations en Algérie a été qualifiée d’«alarmante» par Mohamed Yousfi, chef d’un service d’infectiologie à Boufarik. Pour ce médecin de l’hôpital de Boufarik, dans la wilaya de Blida, qui pour rappel, a été le premier foyer de contamination par la covid 19, il faut amplifier la vaccination dans le pays alors que moins de 10% de la population ont reçu un sérum. «Tant que nous n’aurons pas 30 à 40 millions de doses, nous resterons loin de l’immunité collective, la seule à même de nous permettre de contrôler l’épidémie», insiste l’infectiologue Algérien qui craint une recrudescence, tout en estimant qu’il faudrait au moins vacciner rapidement 20 millions d’Algériens, soit près de la moitié de la population. La reprise des contaminations qui s’approche de son record de cas quotidiens est qualifiée d’«alarmante» par le chef d’un service d’infectiologie à Boufarik près d’Alger. Selon le Docteur Mohamed Yousfi, les hôpitaux sont saturés et les soignants sont «sur les rotules». Selon lui, il lui faut attendre un décès pour avoir une place dans le service de réanimation du CHU de Blida où sont envoyés les cas les plus graves qu’il traite dans son service. Par ailleurs, les personnes atteintes de formes modérées et qui étaient hospitalisées au début de la pandémie, sont renvoyées chez elles sous surveillance. Pour ce professeur, rapporte encore le journal français, Le Parisien, les citoyens et l’état sont responsables de cette nouvelle vague. «Les gens s’en foutent et l’Etat est absent.» Pour lui, cette nouvelle flambée s’explique par l’abandon des gestes barrières dans la population. Malheureusement, dès que le citoyen constate une amélioration, il oublie les gestes barrières», explique-t-il en ajoutant: «Et celui qui doit veiller à leur application et sauver des vies humaines à savoir l’Etat, ne bouge pas face aux transgressions».

À propos NADIRA FOUDAD

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