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Relations algéro-russes: partenariat stratégique

L’actuelle visite du président Tebboune à Moscou n’est pas passée inaperçue aux yeux des observateurs internationaux…Cette visite avait fait couler beaucoup d’encre. Maintes lectures analytiques et maintes interprétations politiques ont été faites au sujet de ce déplacement présidentiel, chez les autorités de la troisième puissance militaire mondiale, à la lumière d’un long historique de bonnes relations ayant marqué les excellents rapports entre les deux pays et ce, avant même l’indépendance de l’Algérie. Nous remarquons déjà que dès les premiers jours de l’indépendance, les autorités algériennes de l’époque avaient opté pour un choix stratégique, faisant de l’ex-URSS le premier et le principal fournisseur en armement et autres matériels de guerre, sans oublier, effectivement, la formation des cadres de l’ANP. Même, après la chute de l’URSS, suivi de l’avènement de la République fédérale de Russie, cette coopération militaire n’avait pas bougé d’un iota. Actuellement, les domaines de la coopération sont plus que diversifiés. L’on est plus fixé, comme autrefois, sur la coopération militaire, pour le moment cela englobe pas mal de domaines économiques et technologiques. Le président Poutine l’avait personnellement et publiquement avoué lors d’une conférence, devant un parterre de journalistes: l’Algérie est le premier partenaire économique de la Russie, au niveau du continent africain. Afin de donner plus de vigueur à ces relations, les deux pays: le plus grand en superficie dans le monde, la Russie et le plus grand en superficie en Afrique: l’Algérie, ont signé une déclaration de partenariat stratégique approfondi et de plusieurs conventions et mémorandums d’entente. En plus, de tous ces acquis diplomatiques, l’Algérie s’était proposée de faire la médiation dans le conflit opposant depuis plus d’un an, la Russie à son voisin l’Ukraine. Vu la position de l’Algérie et le poids qu’elle représente sur l’échiquier, elle pourrait bien -si on la laisse travailler!!??- au moins, rapprocher les points de vue des deux belligérants. Les vrais gagnants de ce conflit ne sont ni les Russes ni les Ukrainiens. Ce sont des puissances se trouvant géographiquement, loin de la région qui tentent de tirer des dividendes de ce conflit, après que les deux pays voisins se fassent ruiner et massacrer l’un par l’autre. Après une période de «sécheresse» diplomatique, l’Algérie vient d’entamer une attaque éclair dans ses relations internationales. D’autre part, l’Algérie cherche à se faire une place respectable dans la nouvelle organisation mondiale naissante, le BRICS. C’est une nouvelle édition de l’ancien mouvement des non-alignés. L’avenir est prometteur dans cette nouvelle organisation, spécialement anti-hégémonique mondial. Les relations avec la Russie pourraient faciliter à l’Algérie de faire partie de cette nouvelle «coalition» anti- occidentale.

À propos Abdelkader Benabdellah

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