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Réhabilitation des écoles primaires et leurs annexes à Béjaia. Aide conséquente du ministère de l’Intérieur

La wilaya de Béjaia vient de bénéficier d’une subvention du ministère de l’Intérieur, d’un montant de 996.000.000 DA et ce, pour « la réhabilitation des écoles primaires et leurs structures annexes ». C’est ce que nous avons appris de l’Assemblée populaire de la wilaya de Béjaia qui appelle les communes à préparer les fiches techniques pour bénéficier de cette aide qui sera «budgétisé au chapitre 979 (aides aux communes) du budget de wilaya ». Cette aide vient à point nommé lorsque l’on sait l’état dont se trouvent certaines écoles primaires notamment celles qui se trouvent dans les zones rurales, rattachées aux communes déshéritées qui ne peuvent faire face aux charges onéreuses de ces infrastructures.
La plupart des écoles qui seront concernées par cette opération de réhabilitation, font face aux problèmes de «dégradation des blocs sanitaires, des infiltrations d’eau dans les blocs pédagogiques et administratifs et la dégradation de la boiserie ainsi que la vétusté du système de chauffage», avons-nous appris des élus de l’APW de Béjaia. A cela, s’ajoutent les problèmes de la vétusté des cantines et du mobilier scolaire qui se trouvent, dans certains endroits, dans un état lamentable. Par ailleurs, la wilaya de Béjaia a bénéficié également d’une enveloppe de 150 milliards de centimes du ministère de l’Energie pour la mise en place d’un programme d’électrification. Notons que la wilaya de Béjaïa compte 570 écoles primaires composées de 756 groupements scolaires avec 4.598 salles de cours.
Par ailleurs, la wilaya de Béjaia fait face au problème de gestion des cantines scolaires qui se pose avec acuité dont les syndicats de l’éducation qui n’ont de cesse réclamé, à chaque fois, que besoin est, le détachement pure et simple de ces écoles primaires de la gestion des Assemblées communales, après avoir « constaté des défaillances dans leurs gestions au quotidien ». Les communes n’arrivent pas à répondre au besoin des écoles primaires, nous dira un directeur d’école qui pointe du doigt les « communes déficitaires et déshéritées qui ne peuvent plus faire face aux besoins de ces établissements ». « Le détachement de la gestion des écoles primaires des communes est envisagé par les pouvoirs publics mais les textes d’application tardent à voir le jour », avons-nous appris des mêmes syndicats qui ont proposé « de confier la gestion des écoles primaires à la Direction de l’éducation ou de créer des organismes qui s’en occuperont ». En plus de la prise en charge de la gestion des écoles sur les plans pédagogique et financier, les cantines scolaires sont aussi un autre point noir qui n’arrive toujours pas à être solutionné. Les cantines scolaires de la wilaya de Béjaïa fonctionnent dans des conditions que l’on peut qualifier aisément des plus difficiles, une situation qui se caractérise par la vétusté des équipements, précarité de l’encadrement, maigres subventions des pouvoirs publics au moment où elles font face à une demande de prise en charge en constante augmentation. Plusieurs cantines ont fermé leurs portes faute de personnel, une situation que déplorent les Associations de parents d’élèves que nous avons rencontrées qui nous retracent une situation peu reluisante que vivent les élèves contraints de faire des kilomètres à pied pour se restaurer. Sur un autre chapitre, il faut relever que les autres cantines existantes sont dans la misère la plus totale où elles continuent à fonctionner avec un prix du repas ne dépassant pas les 25 dinars, apprend-on des directeurs des écoles primaires que nous avons interrogés et ce, au moment où les prix des fruits et légumes ne cessent d’augmenter, sans parler des viandes et poissons qui sont un luxe pour ces cantines. Les repas des cantines scolaires sont composés souvent de légumes secs, d’un bout de viande et quelques fois d’un dessert. «Les cantines scolaires sont prises en charge par trois parties qui les financent, à savoir le ministère de l’Education Nationale avec l’apport de 15 DA, la wilaya de 4 DA et enfin les communes dont l’aide diffère d’une commune à l’autre, selon la santé financière de chaque commune», apprend-on des directeurs d’école que nous avons rencontrés. Des responsables qui arrivent difficilement à gérer ces cantines, compte tenu des budgets maigres et insignifiants qui leur sont alloués. La majeure partie de la subvention allouée aux cantines parvient des collectivités locales lorsqu’on sait que sur les 52 communes que compte la wilaya, 48 d’entre elles sont déficitaires et par voie de conséquence, l’aide ne peut être que des plus insignifiantes. La plupart des cantines scolaires de la wilaya comptent sur les aides du ministère et de la wilaya, ce qui fait que le prix du repas ne dépasse guère les 19 DA. Face à cette situation financière des plus difficiles, les cantines scolaires font face à une demande en constante croissance d’élèves. Le nombre de bénéficiaires de repas de ces cantines scolaires dépasse les 100.000 élèves qui sont issus, pour la plupart, de familles nécessiteuses, donc pauvres. La création de nouvelles cantines scolaires est certes prise en charge, mais en revanche, l’amélioration des repas demeure toujours insuffisante. Une qualité de service de ces cantines décriée par les parents d’élèves de la wilaya, regroupés au sein des Associations affiliées toutes à la Fédération de wilaya. Les responsables de ces Associations de parents d’élèves que nous avons interrogés, sont unanimes à qualifier de « médiocre» cette prise en charge. Pour nos différents interlocuteurs, «le repas est souvent constitué de soupe et de légumes secs» en nous précisant que «ces cantines sont dans la plupart des cas encadrés par du personnel du filet social pris en charge par la DAS», donc non formé pour la préparation des repas quotidien des élèves. Cette situation que traversent les cantines scolaires de la wilaya, pousse beaucoup d’élèves, notamment ceux qui ne sont pas pris en charge, faute de place ou d’absence de cantines scolaires dans leur localité, à ramener de la nourriture souvent faite de repas froid de chez eux, ce qui pourra se répercuter négativement sur leur santé et le rendement scolaire.

À propos Hocine Smaali

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