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Récupération des fonds et des biens mal acquis se trouvant à l’étranger «Les procédures prennent du temps» !

La justice algérienne avait lancé des commissions rogatoires internationales dans plusieurs pays étrangers. Il pourrait s’agir, selon certaines sources de la France, du Maroc, de Tunisie, de l’Italie et de l’Espagne. Le but de ces commissions consistait en premier temps à recueillir les données sur l’argent et les biens des personnes condamnées en Algérie. Dans le cadre de l’opération «mains propres» lancée par l’Algérie, dans le cadre de la lutte contre la corruption et le blanchiment, l’Algérie avait lancé au début plus d’une cinquantaine de requêtes de commission rogatoires et plus de 40 demandes d’extradition. Aujourd’hui, force est de constater que le nombre de commissions rogatoires vers l’étranger a augmenté, ce qui dénote de l’importance d’expatrier les fonds transférés illégalement à l’étranger par l’«oligarque» de l’ère Bouteflika et le rôle de son pôle économique et financier dans la récupération de l’argent détourné et l’établissement des rapports confidentiels. Un volet auquel attache la justice algérienne, une importance capitale. Le nouveau bilan prête à l’optimisme quand bien même la procédure de récupération des biens et de l’argent des personnes reconnues de faits de corruption, a nécessité du temps. La Justice est passée à une deuxième manoeuvre de sa procédure consistant à accompagner ses commissions rogatoires par des négociations à un haut niveau politique avec les pays étrangers qui accueillent des soi-disant nids de l’argent sale. Quelque 150 commissions rogatoires ont été lancées par la justice algérienne en matière de lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux, a déclaré mardi à Alger, le Directeur général de l’Ecole supérieure de la Magistrature, Abdelkrim Djadi. “Nous avons actuellement quelque 150 commissions rogatoires en matière de lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux qui sont en cours”, a déclaré M. Djadi, lors de son passage dans l’émission “l’invité de la rédaction” de la Chaîne III de la Radio nationale. Répondant à une question sur la récupération des fonds et des biens mal acquis se trouvant à l’étranger, le DG de l’Ecole supérieure de la Magistrature a souligné que “l’instruction dans ce genre de dossiers est complexe et elle prend un peu de temps”. “Toutes ces procédures deviennent complexes quand on traite avec des partenaires étrangers”, a-t-il soutenu, expliquant qu’il y a des pays qui facilitent l’entraide, d’autres vont plus lentement alors qu’il y a d’autres aussi qui, “ne nous facilitent pas la tâche”. Djadi a ajouté que le traitement de ces dossiers se fait au cas par cas et la justice algérienne “essaie justement d’avancer sûrement dans chaque dossier”. Il faut arriver, selon l’invité de la Radio nationale, à “déterminer les biens mal acquis, leurs endroits et leur régime juridique pour pouvoir engager des procédures”, lesquelles, a-t-il estimé, “prennent le temps qu’il faut en fonction du régime de chaque dossier”. Evoquant la réforme du secteur de la justice, le directeur de l’Ecole supérieure de la Magistrature a estimé qu’elle doit “aller, étape par étape”, et il faut “savoir classer les priorités”. “Nous avons beaucoup de chantiers ouverts concernant la révision de certaines règles qui régissent la comparution immédiate, pour la rendre plus efficace, les règles qui régissent le tribunal criminel afin de le rendre moins coûteux et plus efficace, ainsi que celles relatives à l’organisation judiciaire, dans l’ordre ordinaire ou l’ordre administratif ainsi que la classification des juridictions”, a-t-il relevé. Djadi a affirmé que “l’idée derrière toutes ces réformes, c’est d’avoir une stabilité juridique: une stabilité dans les textes et dans les pratiques”. Il a, également, mis l’accent sur la formation des magistrats qui doivent “d’abord avoir des valeurs de l’équité, de l’honnêteté, du savoir et du savoir-faire”, ajoutant que le juge “doit être bien formé pour être à la hauteur de la mission qui lui incombe à savoir, rendre justice et la perception de cette justice chez le citoyen, c’est l’équité “. Par ailleurs, M. Djadi a tenu à souligner que la Constitution de 2020 “a consolidé et a consacré les grands principes de l’indépendance de la justice, les valeurs de la démocratie et de l’égalité, l’Etat de droit et le respect des Droits de l’Homme”.

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