Accueil » ACTUALITE » Recrudescence des contaminations au coronavirus en Algérie. Hôpitaux sous pression!

Recrudescence des contaminations au coronavirus en Algérie. Hôpitaux sous pression!

Le ton monte en Algérie et mobilisation générale contre le Covid. La flambée de la pandémie a provoqué une forte pression sur les hôpitaux de la capitale et de l’ouest. A l’hôpital de Blida, cette pression est inédite. Les bilans journaliers du Covid des dernières quarante huit heures ont de quoi susciter le désarroi des autorités sanitaires nationale mais aussi des citoyens, notamment ceux parmi eux qui rechignent toujours à se faire vacciner malgré les appels en masse à la vaccination à grande échelle des pouvoirs publics et des experts du Comité scientifique chargé de la surveillance de l’évolution de la pandémie. La barre des 900 cas étant de nouveau atteinte, le gouvernement algérien a décidé des mesures pour freiner la propagation des variants. Le 9 juillet le pays enregistrait déjà la barre des 800 cas. Une certitude, l’Algérie connaît une montée épidémique avec le variant Delta. Dans certaines wilayas, des malades de Covid sont transférés vers des hôpitaux de wilayas limitrophes à cause de la surcharge et du manque de lits, alors que le ministère de la santé avait donné des garanties au fort moment des contaminations de l’année 2020 afin de régler le problème de disponibilité des lits. Une année est donc passée et ce casse-tête lié à la surcharge des hôpitaux et de manque de lits de malades de Covid, persiste. Qu’a-t-on fait au juste d’autant plus que cette vague de contaminations était attendue ? On aurait du réserver dès le début, c’est-à-dire lors de l’inclinaison de la courbe des infections des hôpitaux uniquement en cas de flambée épidémique. Ce n’est pas le cas tant les spécialistes préconisent un retour forcé d’ailleurs vers le durcissement non pas partiel mais également total dans les wilayas touchées de nouveau par cette flambée virale. L’alerte est maximale dans certains hôpitaux. Les personnels infirmiers redoutent les effets de cette pression sur les hôpitaux. Beaucoup d’entre eux avaient, rappelons-le, payé de leur vie pour que les malades de Covid survivent. Et Leurs ressentiments sont parfois fondés et partagés par les spécialistes qui croient, dur comme fer, que du pain sur la planche attend désormais les responsables du secteur afin de renforcer les hôpitaux en unités anti Covid ou en lits supplémentaires pour malades de covid au lieu de procéder au transfert des malades vers les wilayas limitrophes. Les hôpitaux sont sous une nouvelle pression face à la recrudescence des contaminations au coronavirus ces dernières semaines. Les grandes villes du nord sont les plus touchées par cette reprise de la pandémie. A Alger, les CHU sont sous pression depuis plusieurs jours. La situation est qualifiée de préoccupante par les professionnels de la santé. Intervenant, mercredi, sur les ondes de la Chaîne 3 de la radio Algérienne, le Professeur Rachid Belhadj, directeur des activités médicales et paramédicales au CHU Mustapha Pacha, indique que « la reprise des contaminations au Covid-19 est alarmante. Nous avons une pression terrible matins et soirs. Les demandes d’hospitalisation augmentent chaque jour». Continuant dans le même ordre d’idées, le Pr Belhadj dit que le nombre de décès a augmenté au CHU Mustapha. « Ca varie entre cinq, six à sept décès/jour », regrette-t-il. Devant cette situation inquiétante, l’intervenant précise que le CHU Mustapha passe au plan C, qui consiste à consacrer plus de services pour la prise en charge des malades atteints de la Covid-19. « Nous allons passer à 300 lits, mais au détriment des malades chroniques. Nous sommes dans l’obligation, durant cette phase, d’arrêter les interventions chirurgicales froides et de consacrer tout, matériels et humains, pour la gestion de cette forte demande des lits d’hospitalisation », explique le Pr Belhadj. Le nombre de lits de réanimation sera aussi augmenté. «Nous allons encre augmenter nos capacités de lits de réanimation, mettre tout les moyens nécessaires pour une meilleur prise en charge des malades », conclut-il.

À propos B.HABIB

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Le prix plafond de l’huile alimentaire revu à la hausse. 650 DA les 05 litres

Un autre coup dur pour ...

Spéculation et pratiques commerciales frauduleuses «Un chiffre d’affaires de 60 milliards de da»

Les pratiques commerciales illicites ou ...

Société algérienne de distribution d’électricité et de gaz (SADEG). 207 milliards de dinars de créances

Les citoyens sans ressources ou ...

Leurs assourdissements ont empêché les gens de fermer l’œil. Malgré leur interdiction, les pétards ont fait des siennes

L’usage des produits techniques prohibés ...

17 octobre 1961. Les Oranais se remémorent le génocide

Les horribles massacres perpétrés à ...