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Réactivation du Conseil national du tourisme. A quelle fin?

L’impératif assainissement de la situation du foncier touristique par la récupération des assiettes foncières non utilisées au niveau des zones d’expansion touristique (ZET) et l’importance de l’amélioration du niveau de formation du personnel, relevant du secteur touristique, qui devra être issu des instituts spécialisés, étaient l’essentiel des débats ayant prévalu lors du dernier Conseil des ministres sur la problématique du tourisme en cette crise sanitaire de la pandémie qui a ravagé le secteur. Sur un autre plan, le Premier ministre a demandé au ministre du secteur de veiller à réorienter prioritairement l’action des agences de voyage vers le développement du tourisme intérieur. Le Gouvernement a entendu une communication présentée par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Yacine Hammadi fraîchement installé à ce portefeuille après un passage d’une année au sein de ce département comme SG. On dit qu’il affronte, une opposition farouche depuis sa nomination au poste de ministre par les anciens du TAJ qui avaient squatté le secteur. Conscient de la situation de ce cadeau empoisonné dont on l’a gratifié, il a passé au peigne fin les entraves qui paralysent le renouveau du secteur du tourisme. Lors de sa rencontre avec le Premier ministre et dans son exposé, il a énuméré les mesures d’urgence pour la relance de l’activité touristique. Il a surtout fait mention des difficultés auxquelles est confronté le secteur du tourisme face à la crise sanitaire mondiale due à la pandémie du Covid-19 qui a lourdement impacté l’activité touristique mondiale, avec un grand recul du chiffre d’affaire des établissements hôteliers. Il a donc été décidé comme conclusions entérinées lors de ce Conseil, de remédier à la situation. Pour cela, il est préconisé la mise en œuvre des mesures d’urgence suivant la préservation de l’activité touristique, à travers des mesures de soutien financier, en faveur des entreprises et des opérateurs touristiques (…) la facilitation de l’accès au foncier touristique (…) l’encouragement de l’investissement et le financement des projets touristiques. Il s’agit, notamment, parmi les directives, la promotion de la destination Algérie, en recourant aux nouvelles technologies, la médiatisation sur les réseaux sociaux (…) et la promotion de l’artisanat traditionnel. A l’issue de la présentation, le Premier ministre a instruit le ministre du Tourisme en vue de réactiver le Conseil National du Tourisme (CNT), à l’effet d’assurer une meilleure coordination et concertation entre les différents acteurs concernés par l’activité touristique. Qu’est-ce qui empêche le décollage de ce secteur qu’on peut qualifier d’industrie touristique au vu de toutes ses potentialités et de l’argent injecté par les pouvoirs publics, s’interroge un expert qui est membre chevronné de l’Ordre mondial des experts et premier responsable de la SARL Horizons tourisme. Toutes les études sur les investissements dans le pays qualifient la question du foncier comme une contrainte majeure à l’investissement et, par voie de conséquence, à la relance économique, dit-il. Cependant, note-t-il dans sa réaction que les opérations de récupération du foncier accordé à des investisseurs, et qui n’ont pas été lancées, ont touché près de 10 wilayas, ajoutant que des mises en demeure ont été adressées à de nombreux opérateurs dans la même situation. La stratégie nationale de relance du secteur, rétorque-t-il, mise en place pour la concrétisation du Plan d’orientation d’aménagement touristique 2030, et qui repose essentiellement sur le développement de l’investissement à travers l’assiette foncière, doit être assurée dans toutes les régions du pays. Pour rappel, la question du foncier touristique est un axe important dans le développement du tourisme, car le foncier est un impératif pour les investissements touristiques, précise-t-il sur sa page Facebook. Il y a actuellement 225 zones d’expansion touristiques (ZET) avec une surface globale de plus de 65.000 hectares. Mais des comportements de certains ont détourné donc il faut assainir les ZET, dont certaines ont été orientées vers d’autres objectifs que le tourisme. En 2010, ces ZET devaient être opérationnelles et dotées de tous les moyens pour leur exploitation. Les diagnostics effectués sur ce dossier ont révélé des détournements de terrains d’assiette pour d’autres objectifs dont la construction de maisons individuelles ou pour l’agriculture.

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