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Rapport de la banque mondiale sur la situation économique en Algérie. Une nette amélioration

L’Algérie a renoué dès l’année 2022 avec les augmentations vertigineuses des prix à la consommation, ce qui a contraint les autorités à suspendre jusqu’à nouvel ordre l’application de certaines taxes et impôts prévus par la Loi des finances votée pour la même année. Quelles perspectives alors ? Le redressement des cours du pétrole et du gaz au bénéfice de l’économie algérienne aura été cependant un véritable tournant. Ce qui augurait déjà une certaine amélioration. Certains pronostics prévoyaient un vrai boom économique en Algérie en 2022 après le gel levé sur plusieurs centaines de projets au niveau national et la prise par le président de la république Abdelmadjid Tebboune de «mesures» dans un pays désormais ouvert à la coopération avec tous les partenaires et dont celles touchant de près l’investissement. Par quoi situer le décollage économique prévu en Algérie en 2022 ? Quel sera l’impact des revenus déduits des exportations d’hydrocarbures sur l’économie, et partant, sur le pouvoir d’achat qui bat encore de l’aile en ce qui concerne certains produits stratégiques comme les fruits et légumes et les viandes blanches et rouges sans parler des prix du pain qui dépassent les 15 da ? La loi de finances complémentaire 2022 a prévu certaines dispositions, entre autres, celles qui ont tendance à préserver le pouvoir d’achat malgré les hausses des prix. Il faut espérer que les objectifs de réguler les besoins sociaux soient atteints avant la fin de l’année en cours. Une manière de supposer qu’il y a de l’avenir pour les principaux indicateurs sociaux et qu’il va falloir donc persévérer. Une question ressurgit alors. L’Algérie est- elle sur la voie d’une véritable dynamique économique? Le président Tebboune poursuivant le cycle de ses réformes du secteur économique et financier du pays vient d’annoncer sa décision de coter le dinar algérien. Une décision qui a entraîné un grand soulagement aussi bien des économistes que des ménages algériens. Pour sa part, le rapport de suivi de la situation économique en Algérie de la Banque mondiale est optimiste. Dans la dernière édition du Rapport de suivi de la situation économique en Algérie, le segment hors-hydrocarbures de l’économie devrait retrouver son niveau prépandémique en 2022, et les soldes extérieurs et budgétaires devraient également afficher une nette amélioration cette année. Publié en français sous le titre Renforcer la résilience en période favorable, le rapport de la Banque mondiale fait partie d’une série de publications semestrielles visant à analyser les tendances du développement économique et les perspectives de l’Algérie. L’édition du printemps 2022 reflète les données et les informations disponibles au 17 juin dernier. Soutenu par l’augmentation de la production et des exportations d’hydrocarbures, le PIB de l’Algérie a retrouvé son niveau pré-COVID au quatrième trimestre de 2021. Le secteur des hydrocarbures et celui des services, qui a affiché une reprise plus marquée, ont été les principaux moteurs de la croissance économique algérienne l’année dernière. Le rebond de l’économie a toutefois souffert d’une baisse de l’activité agricole et d’une reprise incomplète dans le secteur manufacturier public. La création d’emplois a également pris du retard et, à la fin de 2021, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits était nettement supérieur à celui enregistré avant la pandémie. Le PIB hors-hydrocarbures est resté inférieur de 1,6 % à son niveau de 2019, et l’inflation a continué d’augmenter, en partie en raison de facteurs à l’échelle internationale. Les autorités ont réagi en mettant en œuvre un ensemble de mesures destinées à limiter l’impact de la hausse des prix sur le pouvoir d’achat des ménages, dont notamment l’introduction d’une allocation chômage pour les personnes à la recherche d’un premier emploi. Le rapport constate que la hausse continue à l’échelle mondiale des prix des hydrocarbures a permis de compenser l’augmentation de certaines importations, notamment les céréales, et de résorber le déficit du compte courant, permettant une stabilisation relative des réserves de change. Le déficit budgétaire global a baissé de 12 à 7,2% du PIB en 2021, à la faveur principalement des recettes issues de l’exportation des hydrocarbures, qui ont augmenté de 36%. «Malgré le rebond de l’économie algérienne, des défis subsistent, qui sont en outre aggravés par la forte volatilité des prix du pétrole et une dynamique économique mondiale incertaine», souligne Jesko Hentschel, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb. À l’avenir, la poursuite des efforts de réforme visant à stimuler l’activité du secteur privé sera essentielle pour stimuler une croissance inclusive et créer des emplois. Le rapport prévoit que la reprise économique de l’Algérie se poursuivra en 2022, notamment grâce au rétablissement du segment hors-hydrocarbures de l’économie à son niveau d’activité prépandémique.

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