Accueil » Point de Vue » Ramadhan, mois de la solidarité citoyenne

Ramadhan, mois de la solidarité citoyenne

« Si j’étais professeur et si j’avais le peuple algérien comme élève, je lui dirais de conjuguer à tous les modes et à tous les temps, le verbe: Organise-toi. » (Messali Hadj)

L’on peut bien faire recours à la solidarité nationale, en vue de faire face à la hausse des prix dépassant tout entendement, pendant ce mois, en principe d’une haute spiritualité. Est-ce possible qu’une solidarité citoyenne pourrait y avoir lieu, en l’absence de toute conscience civique dans une société déchirée par l’égoïsme et l’individualisme. Dans une société où deux mois avant l’avènement du Ramadhan, des individus commençaient déjà à se sur-ravitailler en huile de table, de façon frôlant la folie, participant ainsi à entériner la rupture du produit sur les étalages. Si l’initiative de cette solidarité rêvée avait concrètement, réussi à seulement la moitié du but ciblé, nous aurions donc, gagné le pari du peuple le plus civilisé. D’ailleurs, nous avons réussi un défi analogue pendant les longues semaines du hirak où presque tout le peuple s’était mobilisé en se donnant le mot d’ordre, qu’il n’était plus question que la situation critique du pays, puisse continuer sur le même chemin périlleux. Pourrions- nous refaire la même expérience avec les réseaux maffieux de la spéculation et de l’économie informelle? Les barons de l’ancien régime déchu étaient affichés et connus par tout le monde. Cependant, les barons de la spéculation et de l’économie parallèle agissaient dans l’ombre et non pas devant les caméras des médias et leurs noms ne sont pas cités sur les colonnes de la presse écrite. Avant de parler solidarité dont la réussite est très peu probable, L’Etat algérien devrait, constitutionnellement parlant, assurer une protection du peuple face aux parasites de l’économie nationale, notamment, le très chamboulé secteur du commerce. Ce secteur farfelu qui, à chaque approche du Ramadhan, entre en «transe». A quoi donc va servir un Etat avec son armada d’appareils, ses institutions et ses arcanes enchevêtrés, si ce n’est pas pour veiller à assurer la stabilité politique et sociale, en rappelant à chacun ses droits et ses devoirs. Cela s’appelle frapper sur toute main ayant enfreint et connaître les limites tracées pour chacun. En conclusion, le peuple n’exige pas trop de droits: que les pouvoirs publics s’intéresseraient à accomplir leurs devoirs dans le cadre des missions et prérogatives prévues par la Constitution du pays. Même si l’on est en train de faire des choses ou beaucoup de choses, il reste pas mal de choses à faire …Face à une pègre qui se renaît chaque fois, de ses cendres..

À propos Abdelkader Benabdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Israël est désormais vulnérable!

A vrai dire, la vulnérabilité ...

Et, si l’Iran attaque Israël?

C’est possible… Mais une telle ...

Pas de fête de l’Aïd pour Ghaza

Comment pourrait-on penser à célébrer ...

Hamas a déjà gagné la guerre

Loin des considérations exclusivement militaires…, ...

Et… on continue à vendre des armes à Israël !

C’est une erreur de penser ...