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Ramadhan: La boule au ventre

Chassez le naturel, il revient au galop, disait–on autrefois. Pour dire que les vices de l’Homme sont une deuxième nature…pour les gens pieux le mois du Ramadhan est une occasion pour le recueillement, l’auto purification et le retour pieux vers son Créateur. Pour le musulman ordinaire, c’est un mois pour dormir le jour, manger à vouloir suffoquer le soir et profiter des longues soirées ramadhanesques… Alors, pour le commerçant, notamment, celui dont la nature du commerce est très liée à la consommation, c’est également, une occasion pour saisir le consommateur par son point faible et le faire traîner à sa guise… Malheureusement, ce sont des gens dont la vie n’a d’autres sens que le profit …Ils sont là, justement pour profiter, uniquement profiter et entasser les profits.. C’est leur raison d’être. Mais, ce qui lui a permis et faciliter la tâche, d’abord un citoyen consommateur débridé et des pouvoirs publics qui nous promette à chaque veille du ramadhan qu’ils ont pris les mesures nécessaires afin de contrecarrer les sataniques plans des spéculateurs et des pénuristes…Finalement, rien de cela n’est en mesure de se réaliser à cause d’un Etat algérien qui traîne encore derrière lui, sa faiblesse. Cependant, dans la réalité, il n’est guère capable de mener victorieusement, le jeu contre des hordes de spéculateurs cupides et sans scrupules…la propagation de la corruption en amont et en aval, avait joué un rôle de premier plan dans la capitulation des pouvoirs publics minés, face à ces réseaux maffieux… tant que les spéculateurs monopolisant, presque tous les rouages de l’activité commerciale locale et extérieure, ont les moyens de corrompre tout le monde, l’Etat continuera à diriger le pays sur une chaise roulante. D’ailleurs, le commerce parallèle échappant au contrôle financier et fiscal des services de l’Etat, est actif à longueur de l’année et touchant à toutes les activités et pas uniquement pendant le mois du Ramadhan…toutefois, des sources non officielles admettent qu’environ 40 pour cent du trafic commercial serait hors du contrôle des services concernés de l’Etat. Le plus beau, c’est que cette activité se pratiquant, hors du circuit officiel, constituerait des chiffres d’affaires dépassant l’entendement… Et tout ça, constituerait une saignée, à ne pas sous-estimer, pour le trésor public.. Des gens profitant d’une situation de détresse pour se faire de l’argent fou sans payer la moindre dîme. Non seulement ça, mais quand ils le décident, ils sèment le désordre social en s’adonnant, impunément à la pratique de la spéculation, fomentant des pénuries et provoquant des hausses injustifiées des prix..

À propos Abdelkader Benabdellah

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