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Ramadhan arrive à grands pas, comment déjouer la spéculation?

Dans un peu plus d’un mois, nous allons recevoir le mois sacré du Ramadhan. C’est normalement une petite trêve que nous devrions faire avec cette infernale course pour les plaisirs de ce bas monde. Mais, au fait, rien de tel n’y aurait lieu. Certes, le côté jeûne, prière, charité et tout cela, va tripler. En même temps, la consommation et les plaisirs de la table vont également quadrupler. Ce qui est tout à fait en opposition, avec les préceptes de l’Islam. Cette frénésie pour la surconsommation après des longues journées d’abstinence, va sûrement provoquer une hausse dans les achats, par rapport aux jours ordinaires de l’année. Et, justement, c’est là que les spéculateurs entrent en action, dans l’intention de se faire un peu d’argent, en profitant de cet engouement sans bornes. De son côté, le citoyen doit faire preuve de modération dans la consommation, du moins par respect à ce mois sacré de pénitence, de piété et de recueillement. Et, les services de l’Etat devront de leur côté se tenir constamment et vaillamment en vigilance contre les agissements des réseaux de la spéculation et leurs acolytes, planqués dans les administrations publiques, sans pour autant oublier leurs prolongements à l’étranger. Nous tenons à répéter pour la énième fois que toute activité des barons de la spéculation sur le sol national ne serait réalisable et fructueuse, sans des complicités dans les administrations publiques, dans les services de sécurité et dans le secteur de la justice. Si ces réseaux continueraient-ils à accomplir, dans une totale impunité, leurs forfaits, c’est qu’ils seraient, d’une façon ou d’une autre, protégés quelques parts par des forces influentes. Et puis, cette protection n’aurait pas eu lieu sans contrepartie. Il n’y a, en effet, que la puissance imbattable de l’argent – sale évidemment – qui pourrait tenir tête à la redoutable puissance de l’Etat, à ses moyens illimités et à ses lois intransigeantes. Il faudrait le reconnaître, sans la moindre réticence que la corruption continue et ce, en dépit de toutes les mesures prises contre ce fléau morbide, à vermouler, silencieusement les arcanes du pouvoir et de l’Etat. Mettre à l’abri l’administration publique, les services de sécurité et la justice vis-à-vis des tentations de l’argent sale est, à notre avis, la première mesure que l’on devrait prendre, dans l’intention de déclencher une guerre «sainte» contre les réseaux de la spéculation et les cartels de l’économie informelle …ça ne serait sûrement, pas facile. Cependant, ça ne serait pas également, impossible.

À propos Abdelkader Benabdellah

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