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Ramadhan à Mostaganem. Les prix n’arrêtent pas de flamber et ruinent les petites bourses

Entre le sachet de lait très adulé, c’est l’huile qui a fait parler d’elle à quelques jours du mois sacré du ramadhan et le reste des produits alimentaires, des fruits et légumes, du poisson et des viandes blanches, se sont enchaînés à des prix spéculatifs avec des marges étourdissantes. A Mostaganem comme partout ailleurs, le consommateur est consterné par la brutale cherté de la vie. Impensable de remarquer qu’être musulman au mois de ramadhan c’est de déplumer son prochain jusqu’à la dernière plume. Pour ces commerçants, ceux du gros et les détaillants, ce mois sacré n’est pas pour la piété et l’attention au prochain c’est plutôt l’enrichissement coûte que coûte. Des prix assommants, des pris qui ne répondent à aucune norme car du jour au lendemain ils sont passés du simple au double sur toute la gamme des produits alimentaires. Ce que le consommateur n’admet pas c’est la flambée vertigineuse des viandes blanches. A titre d’exemple, une dinde ou un poulet qui se vendait à 340 da/kg pour le poulet ou à 400da/kg pour la dinde et ces mêmes volailles au mois de ramadhan ont augmenté leurs prix à plus de 30%. L’inconcevable, c’est qu’une dinde ou un poulet de chaire ne se produit pas en un jour. Les fruits et les légumes ont suivi la tendance haussière est abasourdissent le consommateur. Si la sardine a été abandonnée par le consommateur algérien, il y a de cela un certain temps de part son prix inabordable, la tendance est également par l’abandon d’autres produits. Ne pas parler des prix d’autres poissons dont le consommateur dans sa majorité a oublié même le goût. La sardine, encore elle, ne descend plus sous la barre des 1000 DA, ce qui est considéré comme un blasphème dans une wilaya qui a l’une des plus grandes zones de pêche. D’énormes investissements ont été effectués dans le secteur de la pêche en bateaux et en aquaculture pour baisser le prix du poisson mais monsieur poisson, chez nous, est à la hauteur du caviar. Ce qui étonne le plus et sort de la logique c’est d’entendre des responsables dire que l’on a fait, on va faire, on s’est réuni, on a créé une commission etc…et on n’arrive pas à réguler un marché. Une situation des plus déplorables, car dans le quotidien, il est très difficile que ceux qui ont de faibles entrées, ceux qui ne touchent que de petites pensions de retraites ne peuvent plus supporter le coup. D’ailleurs, on ne sait pas quelle est l’origine de cette crise puisque les fellahs produisent, les pêcheurs pêchent et les producteurs des produits alimentaires produisent. A ceux là ils ont toutes les facilitations des pouvoirs publics mais ces prix exorbitants font peur. Une crise qui impose des restrictions aux petites bourses, qui n’ont plus que le choix de renoncer à l’achat des produits qu’ils pouvaient se permettre à quelques jours du mois sacré du ramadhan.

À propos CHAREF KASSOUS

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