Accueil » ORAN » Ramadan 2023. »Entre piété et mauvais comportement »

Ramadan 2023. »Entre piété et mauvais comportement »

Le mois de ramadhan est considéré, à juste titre, comme celui de la piété : pourtant, cette période n’empêche pas les Algériens d’avoir des comportements excessifs. C’est ainsi qu’ils deviennent coléreux, surconsommateurs, dépensiers, ils sont de mauvaise humeur et se bousculent dans d’interminables files d’attente devant les boucheries, les boulangeries ou autres caisses de supérettes. Une hystérie collective sur les denrées alimentaires. On achète du pain, des petits pains, de grandes crêpes et de gigantesques baguettes. A Oran et comme partout en Algérie le ramadhan est synonyme de paresse et de relâchement de l’activité à tous les niveaux. Cet état de fait donne un mauvais coup à l’activité économique qui s’installe en mode de veille. Si l’on excepte le secteur de l’alimentation, on se retrouve devant une stagnation de l’économie. Durant la journée, une place privilégiée est accordée à la nonchalance dans les administrations voir à la somnolence alors que le sommeil est le maître mot de la situation. A vrai dire c’est un service minimum qui s’installe. Dans les bureaux, aux usines ou encore dans les commerces c’est presque l’inertie. C’est la vie au ralenti. Chacun se trouve une excuse pour justifier un relâchement expliqué par le jeûne ou la prière, ce qui est contraire bien sûr aux principes fondamentaux de notre religion. Il y a même qui s’arrangent pour faire coïncider leur congé annuel avec le ramadhan. Dès le début de ce mois de jeûne, un nouveau rythme de vie s’est installé. En somme, le mois de ramadhan a toujours été marqué par le ralentissement de la productivité et des services, les habitudes des Algériens changent en ce mois sacré, un ralentissement, Oran apparaît comme une ville fantôme, une cité morte en plein jour. Même les banlieues sont plongées dans un calme étonnant et les boulevards et rues les plus fréquentées, à l’instar de la rue d’Arzew réputée pour être le cœur palpitant de la ville d’Oran. Par contre, les soirs deviennent plus animés dans les mosquées, les cafés, les espaces de divertissement. Dans le secteur commercial, on change d’activité pour s’acclimater aux besoins du mois de ramadhan. C’est ainsi qu’on s’improvise en pâtissier alors qu’on vendait de la quincaillerie, on s’intègre dans le commerce des vêtements alors qu’on est libraire ou autre.

À propos Y.chaibi

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Association coeur ouvert «Lala». La solidarité au rendez-vous

L’élan de solidarité demeure une ...

A la veille de l’Aid El Fitr. Le marché Algerien innondé de produits contrefaits

Quece soit en soins, parfums ...

Vêtements de l’Aïd. La galère des parents!

De nombreuses familles oranaises doivent ...

Ramadhan. Le mouvement associatif solidaire

En ce mois particulier de ...

Les services de sécurité veillent au grain. Un mois sacré dans le calme

Oran, en ces jours du ...