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Rachad, parti ou organisation?

«La valeur d’une idée politique ne doit pas être jugée d’après son degré de vérité, mais d’après l’action qu’elle exerce» Gustave le Bon

Pourrait-on dire du projet de Rachad, qu’il s’agissait d’une aventure politique sans lendemain. Il était bien clair qu’elle va se faire entraîner et se faire coincer dans ce «p’tit» chemin sans issue. Lorsqu’on tient très haut le plafond des exigences et des réclamations, il est très peu sûr que l’on aille réussir à trouver suffisamment de gens qui vont partager nos options et nos positions politiques. La politique comme l’on a tout le temps dit, c’est «l’art du possible» et pas «l’art de l’impossible». Nous sommes tous des opposants au régime en place (en ce qui me concerne personnellement). Nous avons tous quelques choses à dire au sujet de la manière avec laquelle les affaires de la République sont gérées. Dans mon pays, il y a une marge pour la liberté d’expression, fut-elle réduite par rapport aux normes, dans les démocraties authentiques, mais importante par rapport aux pays où les bouches sont carrément muselés. Toutefois, cette marge existe…, il suffirait de l’exploiter à bon escient. Pour faire de l’opposition et émettre une critique sur tel ou tel sujet que je considère comme réfutable, je ne suis pas obligé cependant, de traiter le gouvernement ou les autorités en amont et en aval de «maffia». Et, je crois que même l’institution de l’ANP n’en a pas été épargnée par des propos désobligeants. C’est, justement, cet extrémisme politique à outrance qui aurait provoqué cette répulsion exprimée par beaucoup d’Algériens, à l’égard de cette organisation. Dans la politique, il ne faudrait pas fermer toutes les issues. Au contraire, il faudrait, toujours, laisser une marge pour la conciliation et le dialogue. Dans la politique, «il n’y a pas d’amitié durable ni d’animosité durable, il y a des intérêts durables», aimait dire le prestigieux Winston Churchill. Croyez moi, ces gens de Rachad ne vont pas apporter mieux que ceux qui sont actuellement devant le timon du pouvoir. Quand l’on est dans la tribune de l’opposition, ce n’est pas comme l’on est sur le terrain surchauffé et épineux du pouvoir et de la gestion. Rachad voulait faire une «révolution de palais», en faisant un changement radical, de fond en comble!…Ce n’est pas possible! Je ne crois pas, également, qu’un pouvoir tenu par cette organisation va réussir à vider l’Algérie de ses voleurs et ses réseaux de spéculateurs qui maîtrisent l’économie parallèle.

À propos Abdelkader Benabdellah

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