Accueil » Les Choses en Face » Quid de la Chine ?

Quid de la Chine ?

Après avoir quitté le Qatar où il a séjourné deux jours, la président Tebboune a entamé, hier, une visite d’Etat de cinq jours en Chine. Le Qatar et l’Algérie sont deux pays gaziers, il est donc naturel qu’ils veuillent s’entendre. Quid de la Chine ? Quel intérêt ? Collaborer avec la Chine implique de s’investir dans le domaine technologique et numérique. La Chine est un des pays les plus dynamiques au monde. Est-on capable de l’imiter ? 45 millions d’Algériens feront-ils le poids face à un milliard 300 millions de Chinois ? Nous sommes condamnés à nous inspirer du «modèle» chinois face aux évolutions de l’industrie numérique. Mais pour ce faire, il est nécessaire de développer un écosystème technologique. Cela exige une mutation de tout le système éducatif, en particulier, une révolution dans la formation universitaire. Ne pas se contenter de «produire» à la tout-va des diplômés qui risquent de ne servir à rien sinon à gonfler les rangs des chômeurs diplômés. Les terrains de la réalité économique ne sont pas les mêmes en Algérie et en Chine. Il s’agit donc d’adapter nos formations à nos réalités naturelles, sociales et économiques. De quoi le pays a-t-il besoin ? D’abord de praticiens, de sachants faire plutôt que de sachants tout court. Ajuster un puissant programme de formations professionnelles et le rendre performant, c’est-à-dire, répondant aux besoins de notre réalité; sans idéologie aucune et sans parti-pris soi-disant culturel. La Chine a gardé sa profonde dimension culturelle séculaire, alors que l’Algérie s’est fourvoyée dans une «culture» de rabais, à bas prix et largement édulcorée par les falsifications et des détournements criminels que des auteurs comme Rachid Mimouni ont puissamment démontré. Il importe donc, avant de se précipiter vers le «tout technologique», de repenser sa dimension culturelle afin d’asseoir une démarche éducative et culturelle qui rehausse l’intérêt des générations qui feront le devenir de ce peuple, vers une technologie utile. L’utilitarisme n’est pas antinomique du culturel. Au contraire, il devrait être capable de s’en nourrir. Encore devra-t-on apprendre à le reconnaître.

À propos Omar Benbekhti

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

N’ayons pas peur d’entreprendre !

L’aide au développement, telle que ...

Logique du Bluff et politique du Mensonge

L’habitude du bouc émissaire par ...

Pour une nouvelle géostratégie

L’effondrement de la France-Afrique est ...

Advienne que pouura…

L’Afrique est en marche, et ...

Quelques leçons du Sommet Russie-Afrique

Premièrement, la Russie a montré ...