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«Qui veut vaincre doit savoir …souffrir»

Qu’est ce qu’une victoire? Et qu’est ce qu’une défaite? A partir de quel moment, de quel circonstance, est-on en droit d’affirmer que nous sommes victorieux ou que nous ne le sommes pas? Et la victoire, comme concept, se définirait-elle pour tout le monde, de la même manière, sous le même angle, avec les mêmes synthèses? Pour les protagonistes, comment la victoire et la défaite sont-elles, de part et d’autre, perçues? Les critères employés pour affranchir une victoire ou constater une défaite, sont-ils définis selon les objectifs tracés auparavant ou seulement calculés sur les développements survenus en cours d’exécution des desseins assignés? Qui pourrait, un jour, prétendre avoir atteint ses objectifs à la limite du raisonnable? Ces derniers jours, durant l’invasion des sionistes sur Gaza, nous avons pu constater combien le fossé existant entre les déclarations populistes et la réalité, sont matières à réflexion et deviennent, dès lors, aussi subjectifs et aussi fausses que le bon sens n’aurait permis. Certes, chacun des protagonistes ne se permettrait d’avouer ses erreurs, ses mauvais calculs ou ses inaptitudes à réaliser ses objectifs. Certes, chacun ne peut se targuer d’avouer sa défaite sans payer les conséquences politiques découlant d’un acte qu’il aurait commis sans la concertation large, donc irréalisable, d’armées, de citoyens et de ressources logistiquement très onéreuses. Ainsi, il est difficile, pour les uns et pour les autres, de crier victoire seulement parce que le rival se trouve occupé ou amoindri dans ses forces, dans ses capacités à se relever. Une victoire ne peut se consommer, à mon sens, que lorsque les critères de comparaison sont égaux ou légèrement identiques. Les conséquences, elles, peuvent, par ricochet, rendre n’importe quelle victoire de terrain en… défaite cuisante. Comment? Je m’explique… Israël, d’un coté et le Hamas de l’autre! Une armée régulière, équipée de moyens destructeurs inimaginables et assistée par les plus grandes puissances de la planète Terre. De l’autre coté, des combattants mal ou peu équipés en moyens de défense, peu entrainés et surtout… isolés dans une superficie définie où les citoyens deviennent de probables remparts. Le premier constat que l’on relèverait est que les forces en position ne sont pas égales et qu’elles sont proportionnellement surdimensionnées. Si l’objectif premier est de raser la superficie convoitée, avec les armes en leur possession, Israël n’aurait fait qu’une petite ballade de routine. Mais si leur dessein se trouve être le Hamas et ses combattants, avec, en sus, l’ assassinat d’enfants pouvant devenir, un jour, un combattant potentiel, le résultat devient tout autre et la victoire ne pourrait leur être attribuée aussi simplement. Et ce, même si le Hamas se trouverait, présentement, en difficulté de riposte possible. Alors, comment peut-on parler de victoire alors que l’objectif premier ne peut et ne pourrait être atteint, même avec un million de morts ? Et si, après 20 jours de combat inégal, de morts d’enfants, de femmes et de vieilles, le Hamas survit encore, pourrait on lui attribuer le mérite d’en sortir victorieux? A mon avis, et sans passion, la réponse saute aux yeux !!!.
Medhayas31@gmail.com

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