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Qui se souviendrait de la «gerboise bleue»?

«Plus de 60 ans sont passés après le premier essai nucléaire en Algérie. La France persiste dans son refus de livrer les cartes révélant la localisation de ses restes nucléaires» ANP..

Le 13 février 1960, le 13 février 2023…Il y a 63 ans jour pour jour, la France puissance qui colonisait l’Algérie à cette époque, avait entamé des essais nucléaires dans la région de Reggan (dans l’actuelle wilaya d’Adrar)…Ces essais qui étaient pratiqués dans un but, prétendument, dédié au service du développement scientifique et technologique avait été, malheureusement, pour la France un dérapage inégalé, ayant fini en crime contre l’humanité, en dépit de l’absence de toute prescription, ce carnage reste impuni jusqu’à ce jour. Ce crime possède deux facettes : D’abord la déflagration d’une bombe nucléaire ayant porté une grave atteinte à l’équilibre écologique dans une région qui était jusqu’alors considérée comme écologiquement vierge. Ensuite, les victimes qui avaient payé de leur vie ou de leur santé, «la grandeur mythomaniaque nucléaire de la France, qui aspirait faire partie du club des puissances nucléaires de la planète… en fait, les victimes se divisent en deux catégories: il y avait celles qui ont été atteintes par accident.. Elle est composée de militaires français ayant participé aux essais et les algériens qui se trouvaient à des distances relativement courtes, par rapport à l’emplacement où il y avait eu les déflagrations. La seconde catégorie et c’est la plus importante d’ailleurs, elle se composait d’algériens prisonniers de droit commun, amenés par force de la prison de Mascara pour servir de cobayes aux scientifiques, aux chercheurs français en charge de ces essais. Ils étaient environ 500 personnes selon des sources, et 150 selon d’autres sources … C’est justement ce détail important qui constitue la question centrale qui a été reléguée au cours de toutes les négociations et dans tous les débats ayant concerné ce sujet…Une certaine catégorie de la presse algérienne et pour des raisons que l’on savait tous, avait tout le temps adopté cette thèse, qui est très proche de la partie française.. Treize ans après sa promulgation en 2010, la loi Morin – du nom du ministre de la défense de l’époque Hervé Morin- relative au suivi des conséquences des essais nucléaires, notamment, à la reconnaissance et à l’indemnisation, objet de notre chronique, serait en train de clopiner. Selon des sources, un seul dossier aurait été indemnisé et la reconnaissance va se limiter au caractère « accidentel » et non prémédité donné à ce crime. Ainsi, les décès et les personnes contaminées par la radioactivité, seront des victimes d’un accident de parcours…

À propos Abdelkader Benabdellah

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