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Qui est derrière la crise sur les légumes secs?

Et bien, il n’y a pas plus facile que de répondre à cette pertinente question! Qui est cet Algérien qui ne sait pas, encore, qu’ils existent des réseaux de malfrats spéculateurs des denrées alimentaires. L’équation Etat-réseaux de spéculation est simple, disons même simpliste. Quant l’Etat est fort, de facto le volume des réseaux spéculateurs va se rétrécir, au fur et à mesure que l’Etat impose son autorité sur tous et sur tout.… Autrement dit: quand l’Etat lance des signaux de faiblesse, c’est là que les réseaux vont s’épanouir pour devenir forts et imposants sur le marché. Ils peuvent même se substituer à l’Etat, quand ce dernier deviendrait la fausse ombre de lui-même. Qui sont donc derrière la crise ou les crises que ce soit des légumes secs, du lait en sachet, du sucre ou de l’huile de table ? Ce sont les mêmes réseaux de spéculateurs, qui n’ont peur ni des services de sécurité, ni de la justice, ni de l’autorité de l’Etat. Les déclarations du Président de la République que ce soit implicitement ou explicitement, au cours de ses interventions, devant la presse nationale, démontrent que les hautes sphères de l’Etat n’ignorent pas cette situation du fait accompli et envers laquelle l’on n’y peut rien. Il n’y a pas une économie ou une activité commerciale qui se pratique dans un cadre illégal où les lois de la République sont bafouées en plein jour. Combien sont-ils ces spéculateurs s’adonnant à n’importe quel commerce, sans même être enregistrés sur le rôle des commerçants légaux, sans payer ses impôts et s’acquitter de ses redevances et de ses taxes? A notre avis, mêmes les services compétents de l’administration publique ignorent leur nombre et leur identité. De temps à autre, il y a des interventions des services de sécurité dans pas mal d’endroits, afin de débusquer les repaires de ces malfaiteurs. C’est bien, mais ça serait mieux encore si l’on continuait à faire cela, avec beaucoup de persévérance et d’abnégation soutenues. Nous continuons à observer que le discours de 2020 a perdu de sa tonalité, vis-à-vis de la question des réseaux de spéculation qui continuent à agir impunément sur le marché national. Il faudrait, d’abord, incriminer toute activité commerciale sans être muni d’un extrait de registre de commerce. Le secteur de l’informel fait rage dans le pays. Il est protégé et soutenu indirectement par des gens de l’administration publique qui paraît-il, trouvent leur compte et en profitent grandement de cette situation…

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