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Quelle presse, pour quels lecteurs ?

Il n’y a pas à se chamailler là-dessus ? La presse écrite avait commencé à faire ses premiers pas en arrière avec l’invention de la radio et la télévision.., elle avait, quand même réussi, à garder pignon sur rue. Elle a continué, tout de même, à s’imposer comme un moyen d’information et de communication pendant encore un demi-siècle… Cependant, avec le récent boom de l’Internet et des réseaux sociaux, la presse avait subi le coup fatal de son avenir… Apparemment, il n’y aurait que les nostalgiques qui préfèrent toujours siroter un café le matin, en dévorant les colonnes d’un journal, notamment, quand l’article s’avèrerait d’un intérêt particulier pour le lecteur. De nos jours, un téléphone portable ne sert plus à assurer uniquement, une communication téléphonique entre deux personnes. Il est muni de toutes les options pour avoir des infos fraiches sur tout ce qui passe dans le monde et dans tous les domaines où chacun pourrait y trouver son centre d’intérêt. Un événement à Ghaza, un séisme au Japon, le crash d’une bourse à New York, les résultats d’un match de football, sont directement et instantanément communiqués, à toute fin utile. Voilà, pourquoi, l’on a plus besoin d’une presse à papier. Il y a déjà une vingtaine d’années que l’on avait commencé à présager le crépuscule de la presse écrite. Et, c’est normal, chaque période de l’histoire doit avoir les moyens propres et particuliers, lui permettant de s’ajuster à son niveau d’évolution, par rapport à la précédente. Les gens de notre âge se rappelaient très probablement, de l’invention du poste-cassette et de la cassette audio. Ainsi, l’on se rappelait également, comment elle avait révolutionné nos esprits, habitués au tourne-disque. Maintenant, tous ces machins sont bons pour être exposés dans un musée pour anciens gadgets. C’est le cours normal de l’évolution, caractérisée particulièrement par une vitesse vertigineuse des inventions scientifiques et technologiques. Il n’y a pas à s’estomper devant cette machine infernale de ce fiévreux développement technologique, défrayant la chronique. Pas mal de gens notamment, les vieux possédaient ce sentiment ou bien cette attirance nostalgique pour le «bon vieux temps» et les années du passé. Actuellement et ce, à compter des dix dernières années, un investissement dans la presse écrite serait une dangereuse aventure sans lendemain, sans un soutien durable et indirect de l’Etat.

À propos Abdelkader Benabdellah

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