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Quel sens au 08 mars avec l’agression sioniste sur la bande de Ghaza. Le lourd tribut des femmes enceintes

Quelle célébration de la journée internationale de la femme pour les femmes de Ghaza? Quels sont les bilans inhumains de la guerre d’Israël à Ghaza ? Comment sont nés les bébés à Ghaza ? Comment ont accouché les femmes palestiniennes dans les prisons sionistes ? Les réponses sont douloureuses tant les chiffres sont terribles et défient la morale des guerres. Par ce qui se passe à Ghaza, cette terre palestinienne bénie où les femmes sont les cibles majeures des violations et agressions israéliennes, c’est repenser l’image d’un monde plutôt pâle, terni et démissionnaire pour se prêter à un jeu à reculons, des condamnations de consommation tant les droits humains les plus élémentaires pour les femmes à Ghaza qui ne chauffent ni ne froidissent sont bafoués, à telle mesure où l’on n’ose plus se regarder devant un miroir ni se voiler la face ! Sur plus de 30.000 morts des suites des agressions israéliennes, 71 % sont des femmes et des enfants. Plus de 3.000 femmes veuves, plus de 12.000 femmes et filles mortes, des centaines d’entre elles laissées disparues sous les décombres, sans compter les femmes réfugiées et sans nourriture à Rafeh et les femmes qui ont accouché sous les bombardements ou dans les geôles israéliennes. Quoi de plus affligeant ? Les récits et les témoignages sont angoissants. Et s’il s’agissait des femmes de la communauté internationale, le monde s’en serait-il confiné dans son isolement et assis sur une poudrière ? Faut-il évoquer la surmortalité des femmes enceintes à Ghaza ? Accoucher à la lumière d’un téléphone, revenir sous une tente quelques heures après et ne rien avoir à manger : dans la bande de Ghaza, des milliers de femmes enceintes paient un lourd tribut depuis le début de la guerre. Un femme palestinienne réfugiée en Algérie a raconté vendredi sur la chaine Ennahar les conditions de son incarcération en Israël. «J’ai accouché les mains et pieds liés et la bouche bouclée, ils ne m’ont pas permis de verser des larmes ou pousser des cris de grossesses comme le font les mamans normales». Ce récit poignant a fait le tour des médias et des réseaux sociaux. Asmaa Ahmed, 31 ans, a accouché il y a quatre mois d’un petit Faraj dans l’école où elle était réfugiée dans la ville de Ghaza. « J’avais très, très peur de perdre le bébé », confie-t-elle, car « ma grossesse était risquée dès le début » et que « la situation s’est aggravée » lorsque la famille a dû quitter son domicile en raison des combats. Faute d’électricité dans l’école, l’accouchement a eu lieu « à la lumière des téléphones portables », a raconté le médecin, Mahmoud al-Af. Au nombre de 52.000 dans la bande de Ghaza selon l’OMS, les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables depuis le début de l’agression sioniste. Les opérations militaires lancées par Israël ont fait plus de 30.600 morts, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé. Samah al-Helou, 21 ans, nécessitait pour sa part une « intervention chirurgicale » lors de son accouchement mais a dû attendre « deux semaines » car « il n’y avait pas de médecins, pas de lits et pas de bloc opératoire ». Une fois son fils Mohammed né le 10 février, « le docteur nous a renvoyés » dans la tente où la famille, qui a fui les combats dans la ville de Ghaza, est réfugiée à Rafah dans l’extrême sud du territoire palestinien assiégé. La vie dans « le froid » y est « pire qu’en enfer » et « j’ai cru que j’allais perdre mon enfant », dit-elle. Le système de santé est exsangue dans la bande de Ghaza où seuls 12 des 36 hôpitaux fonctionnent partiellement. Dans le sud, où vivent plus d’1,5 million de personnes dont une immense majorité a été déplacée par la guerre, il ne reste plus que cinq salles pour les accouchements à l’hôpital Emirati de Rafah. Et le matériel manque, l’aide rentrant au compte-gouttes. Le Fond des Nations unies pour la population (UNFPA) affirme avoir plus de 62 palettes de matériel nécessaire aux accouchements qui attendent, aux portes de Rafah à la frontière égyptienne, le feu vert des autorités pour entrer. Raphaël Pitti, médecin anesthésiste-réanimateur français, a achevé il y a peu une mission dans le sud du territoire palestinien pour le compte d’une ONG. « Quand les femmes ont accouché, elles se remettent debout et leur famille vient les chercher », raconte-t-il. « L’hôpital est incapable de donner un rendez-vous » de suivi, « c’est impossible tellement il y a de monde qui se présente », ajoute-t-il. Et s’il est extrêmement difficile de quantifier la surmortalité des femmes enceintes, évoquée par plusieurs médecins, il dit avoir « vu une femme diabétique enceinte de sept mois » qui « a développé des complications liées au manque d’insuline ». « Son bébé est mort-né et elle a succombé le lendemain matin ». Selon des témoignages, des femmes ont dû accoucher depuis le début de la guerre dans la rue ou à même le sol à l’hôpital. Selon un rapport de l’UNFPA publié en février, les femmes enceintes arrivent en outre souvent à terme avec des infections génito-urinaires compromettant la bonne santé des nouveaux nés. Dans ce contexte, Malak Shabat, 21 ans, enceinte de 8 mois et déplacée à Rafah, confie sa « peur d’accoucher ». « Avant la guerre, les hôpitaux prenaient en charge les femmes en travail, il y avait même des couveuses pour les nourrissons », poursuit-elle. Enceinte de triplés, Rou’a Sindawi, 20 ans, vit, elle, avec près d’une vingtaine de personnes sous une tente à Rafah. Souffrant de vertiges incessants, elle dit n’avoir « mangé qu’une fois des protéines, des œufs, « depuis le début de la guerre ». Comme elle, 95% des femmes enceintes ou allaitantes sont dans une situation d’insécurité alimentaire sévère, selon l’Unicef.

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