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Psychotropes: guerre ouverte

En dépit d’une vigilance soutenue par les services de sécurité, dans le temps et dans l’espace républicain, les drogues et les psychotropes, vente et consommation, sont légion dans notre réalité sociale quotidienne. Il n’y a pas de doute qu’une lutte acharnée contre ce fléau est déclarée par la société civile et menée conjointement par services de sécurité et tribunaux. De l’autre côté du champ de bataille, il y a également, des réseaux mafieux de la pire espèce avec leur prolongement dans des pays étrangers et leur complicité dans les appareils de l’Etat, mènent à leur manière une résistance contre toutes les mesures de lutte prises jusque-là contre leurs forfaits criminels, visant à détruire notre jeunesse. Même si nous ne sommes pas d’accord sur le régime en place, sur la façon de gérer le pays ou l’économie, nous devrions impérativement nous mettre d’accord sur une stratégie nationale unie pour le meilleur ou pour le pire, en vue de mener une lutte persévérante contre les gangs de la drogue de façon générale. Il y a déferlement de psychotropes empoisonnant quotidiennement notre jeunesse dans les quartiers populaires, en s’attaquant du coup aux lycées et aux universités. L’on avait assez dit sur les délits commis par quelques malhonnêtes professionnels pharmaceutiques, vendant au travers des médicaments à usage thérapeutique dont la vente officielle est strictement réglementée par les lois y afférent. La lutte contre la drogue sera en principe menée contre toutes sortes de «poison» visant la santé morale de notre jeunesse. Le mal est un et indivisible et la lutte sera menée dans cette perspective. Le rôle de la société civile est indéniable, dans la guerre déclarée à ce fléau… Toutefois, il reste beaucoup à faire dans ce sens. Il faudra se faire une conviction que la lutte contre le fléau de la drogue, -psychotropes ou autres-, n’est pas la mission exclusive des services de sécurité et de la justice. C’est notre problème à tous…Et les différentes sortes d’assistance que la société civile pourrait apporter à l’endroit des professionnels et des spécialistes de la lutte, n’est pas à sous-estimer. De leur côté, les pouvoirs publics, notamment le corps des juristes, est appelé à remettre en cause, s’il le faut, les textes statuant sur les sanctions visant à réprimander les actes de trafic et de vente illicite de psychotropes et de stupéfiants. L’impunité est «mère de tous les vices».

À propos Abdelkader Benabdellah

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