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Produits de première nécessité. Les prix, désormais, affichés sur les emballages

Pour permettre au consommateur de connaître les prix avant d’acheter, la loi contraint tous les commerçants et artisans à afficher les prix de leurs produits et services. Cette obligation d’affichage a été, cependant, très peu suivie sur le marché, ces dernières années. Elle ne fait plus partie des mœurs des commerçants qui considèrent cette pratique légale «dépassée». Pourtant, Dieu seul sait, combien de consommateurs ont en fait les frais, tellement les prix n’obéissaient souvent à aucune logique commerciale et étaient même, dans certains cas de figure, décidées par les vendeurs «à la tête du client. Cette «pseudo règle» est désormais cassée. Les prix des produits de première nécessité seront, en effet, affichés sur leurs emballages. Cela aidera beaucoup à identifier les producteurs et à déterminer la marge bénéficiaire par voie réglementaire au fort moment des fluctuations des prix. Le ministère du Commerce passe donc à l’action. Il veut réguler le marché des produits de première nécessité à travers des «mécanismes» rigoureux pour obliger les producteurs à afficher les prix de leurs produits sur leurs emballages. Ces mesures interviennent dans un contexte assez délicat pour les consommateurs et où la marché est pris en otage par des hausses de prix de certains produits comme la viande blanche et les légumes secs. Comment le ministère compte t-il contourner de telles pratiques ? On annonce, dans a foulée, que plusieurs produits figureront à l‘avenir dans la plateforme numérique nationale du produit algérien. Cette plateforme cerne avec précision le taux de couverture de l’usine de production jusqu’au consommateur en passant par le distributeur et le commerçant. Cela a été fait par exemple pour le lait pasteurisé en sachet qui est subventionné par l’Etat en plus de la farine et l’huile, produits, rappelons-le, qui ont connu, durant 2020 et 2021, de graves pénuries avec leur lot de hausses des prix avant que l’Etat ne prenne les choses en main. Pourquoi pas le poulet dont les prix sont excessivement chers et donc hors de portée ? Pour autant, les prix de certains produits qui ont flambé sur le marché seront-ils cassés ? C’est la grande question chez les professionnels du commerce et les consommateurs qui en ont mare des augmentations insensées au demeurant répétitives durant l’année». Plusieurs mesures sont prises, donc, pour améliorer les mécanismes de régulation du marché (…) notamment l’obligation faite aux producteurs d’afficher les prix sur les emballages des produits de première nécessité», annonce en effet Samy Kolli, directeur de la régulation et de l’organisation des marchés au ministère du Commerce et de la Promotion des exportations, hier matin, sur les ondes de la Radio Algérienne. «En concertation avec d’autres ministères, le département du Commerce agit en priorité sur les circuits de distribution, avec l’utilisation des données récoltées au sein de la plateforme numérique de cartographie nationale du produit algérien», précise Samy Kolli, interrogé dans l’émission L’Invité de la rédaction de la Chaine 3. «Cette plateforme numérique a déjà permit d’identifier douze produits de première nécessité, tels que la farine, la semoule, l’huile, le sucre, les légumes secs ou encore le lait, pour lesquels l’ensemble des unités de production et des réseaux de distribution sont répertoriés», explique le responsable qui estime que cela permet de «déterminer le taux de couverture de chaque producteur». Même s’il avoue qu’il subsiste des moments de fluctuation de l’offre par rapport à la demande, le directeur de la régulation juge que la situation s’arrange. Il cite l’exemple du lait pasteurisé subventionné, pour lequel le taux de couverture est en amélioration grâce à cette nouvelle cartographie qui assure la distribution de l’usine jusqu’à la commune et aux quartiers. Concernant les tensions constatées sur les légumes secs, le responsable explique que c’est pour des raisons économiques que les plus hautes autorités du pays ont décidé d’accorder l’exclusivité d’importation à l’OAIC qui «importe désormais uniquement les quantités dont le marché a besoin». Il avoue que des dysfonctionnements dans la distribution du produit se sont posés car «ce n’est pas le métier de l’OAIC, qui fait malgré tout un effort avec son réseau de 538 points de vente». C’est pourquoi, il a été décidé d’impliquer de nouveau les réseaux des grossistes des principales places commerciales, à savoir : «Sétif (1012 grossistes), Semmar et Jolie-Vue (401), Chelghoum Laïd (59) et Mascara (47)». Il est également prévu de recourir aux 70 conditionneurs identifiés à travers la plateforme ainsi que plus 200 de leurs distributeurs pour garantir la disponibilité des légumes secs sur le marché à un prix fixé par l’Etat.

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