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Procès Khalifa Bank. Fin des plaidoiries du collectif de défense

Le procès de l’affaire Khalifa Bank a pris fin, jeudi dernier, en l’absence de Saïd Djellab, ex-ministre des Finances et ex-administrateur de la Banque centrale au procès tel qu’exigé par la défense. Le liquidateur Moncef Badsi a, par contre, pris part, mercredi après-midi, au procès, sur insistance du collectif d’avocats de la défense des 11 mis en cause, mais sans qu’il soit auditionné par la juge, pour apporter un complément d’éclairage et partant, sur des informations sur cette histoire de liquidation d’une banque et sur le retard mis dans le remboursement des victimes à nos jours. Toute la journée de jeudi dernier et celle de mercredi tard, dans l’après-midi, étaient consacrées aux plaidoiries des avocats de la défense des 11 mis en cause dans l’affaire Khalifa-Bank, ouverte pour la 3ème fois consécutive au niveau de la Cour de Blida, en présence de la juge, Me Mohamedi Nadia, des 06 juges assermentés qui l’assistent et du procureur de la République, Me Talbi Mohamed. Ces 11 mis en cause ont, pour rappel, introduit des pourvois en cassation auprès de la Cour suprême pour contester le verdict prononcé par l’ex-juge Antar Menaouar, lors du procès de 2015, tenu dans cette même Cour de Blida. Une précision de taille s’impose puisque l’ex-SG de la Centrale syndicale, Sidi Saïd, n’a pas été appelé à témoigner lors de ce 3ème procès après avoir reconnu officiellement, lors de son audition dans les 02 procès,  » qu’il s’assumait », concernant la non convocation du Conseil d’administration pour le dépôt des fonds de l’UGTA et des 04 caisses. Dans son sévère réquisitoire, le procureur Talbi Mohamed a fait savoir en réponse à l’audition de l’ex-principal accusé qu’est l’ex-PDG de Khalifa Bank « qu’il ne peut pas avoir été une victime d’une vengeance et d’un règlement de compte de l’ancien système, comme il le prétend, au regard des avantages qui lui ont été accordés durant la période de création du Groupe Khalifa, dont Khalifa Bank ».Lors de son audition, le dimanche 08 du mois courant et après l’ouverture du procès, Rafik Moumene Khalifa a nié être devant la juge, le responsable de la faillite et de la banqueroute frauduleuse de sa banque à qui il avait laissé la coquette somme de 90 milliards dans les comptes de ladite institution financière et que, par contre,a été surpris d’être éjecté de la gestion de sa banque dont il était PDG sur instruction de l’administrateur Saïd Djellab, et sur instruction de l’ex président déchu Bouteflika ,après avoir installé un liquidateur qu’est Moncef Badsi pour liquider les fonds de la banque. L’accusé Rafik Moumene Khalifa s’est interrogé sur le crédit accordé à des experts qui ont comptabilisé dans le lot, le mark finlandais et le franc français qui n’étaient plus en circulation en 2003, avait ironisé Moumen Khalifa, en veillant scrupuleusement à démonter les questions du puzzle de la faillite et du trou financier constaté, du procureur de la République, pour faire tomber les chefs d’accusation qui pèsent sur lui surtout lorsqu’il a avoué avoir été innocenté lors des procès tenus en Angleterre, puis en France et notamment concernant l’affaire du projet de dessalement d’eau. Pour lui, il ne s’agit ni plus ni moins que « d’un procès politique où s’est mêlé le règne de la Issaba qui a fomenté un complot contre moi parce que j’ai contesté le second mandat présidentiel à l’ex-président Bouteflika », dit-il, non, sans ambages, devant la présidente du tribunal. Le troisième procès de l’affaire Khalifa Bank qui se tient à la Cour de Blida, après ouverture du dossier par la Cour suprême, suite aux pourvois en cassation, arrive à sa fin, en attendant le verdict. La séance du jeudi dernier a été consacrée à la plaidoirie des avocats des accusés où chacun a tenté de peser de tout son poids pour convaincre la juge Mohamedi Nadia de l’innocence de son client.

À propos NADIRA FOUDAD

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