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Prime de 10.000 da. Le “scénario” de ramadhan 2020 sera-t-il réédité?

De nombreuses familles se sentent déprimées car sans ressources pour pouvoir subvenir aux besoins de leur famille durant le mois de ramadhan. Femmes au foyer sans travail et enfants à charge, personnes aux besoins spécifiques sans activité, jeunes chômeurs, personnel saisonnier communal (Ndr Oran) sans arriérés versés de la période allant de novembre 2019 à juin 2020, autant de citoyens parmi les couches socioprofessionnelles qui risquent, ce faisant, d’être impactées durant le mois sacré. Rappelons qu’une prime de 10.000 da avait été allouée pendant le ramadhan 2020 aux familles nécessiteuses et celles affectées par les mesures de prévention et de lutte contre l’épidémie du Coronavirus. A Oran, un nombre important de familles n’a pu bénéficier de cette prime malgré leurs conditions sociales dégradantes. “Je suis divorcée, sans travail et j’ai quatre enfants à charge dont un handicapé moteur, je n’ai pas bénéficié de la prime de 10.000 da qui en principe me reviendrait de droit alors que pour ce ramadhan je risque de vivre le même calvaire “ lâche L.H, habitant hai Nour, ajoutant qu’elle fait quotidiennement des pieds et des mains, munie de tous les documents à l’APC de Bir El Djir pour être recensée à nouveau. Un flou total entoure cette prime de 10.000 da et nombre de familles nécessiteuses se demandent si elles auront à “revivre “ le même scénario que celui du dernier mois sacré. Redoutant le fait de ne pas pouvoir faire face aux difficultés rencontrées dans l’approvisionnement journalier en produits alimentaires de base durant le ramadhan, plusieurs familles nécessiteuses qui ne sont pas encore recensées par les différents dispositifs de solidarité (APC- DAS) et les services sociaux de délégations communales (ndr exemple de la commune d’Oran), ne savant désormais à quel saint se vouer faute d’absence de revenu et de toute perspective susceptible de les délivrer de leur désarroi. Certaines de ces familles des quartiers pauvres se considérant victimes de ce qu’elles appellent d’”errances de recensements” lancent à présent un appel pressant pour être prises en charge.

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