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Pratiques de la Circoncision durant le mois de Ramadhan. Attention à la santé des enfants !

Comment est pratiquée la circoncision aujourd’hui? Quel âge légal ou religieux pour la circoncision? Et qui peut le faire? Les circoncisions d’enfants qui sont des interventions hautement délicates ont une origine religieuse et culturelle en Algérie où, durant chaque mois sacré, des milliers d’enfants en bas âge subissent l’acte médical chirurgical selon les us et coutumes algériennes. Néanmoins, il est connu que certains de ces actes ne s’accomplissent pas toujours selon les normes en Algérie pour cause de manque de médecin qualifié, d’absence de l’hygiène et de la propreté du lieu de circoncision ou du matériel. Qu’elle soit un acte religieux ou rituel, la circoncision a été pratiquée pour prévenir la maladie de l’infection urinaire chez l’enfant ou la traiter si elle est déclarée. Pour ceux qui la considèrent comme un rituel, il s’agit d’une pratique obligatoire en Algérie mais qui semble avoir perdu de sa verve et de sa sacralité. Quelles sont les meilleures façons d’effectuer une circoncision ? Il faut d’abord consulter un urologue et non pas un médecin quelconque. L’urologue vous fait un diagnostic médical précis en ce sens que cela peut éviter de recourir à un médecin non qualifié ou un médecin «de poche» ou «de connaissance «qui assiste une famille pauvre soit pour des raisons d’argent soit par crainte de découverte de maladie qui empêche de circonscrire. Cette fois, le Ministère de la Santé a récemment publié un communiqué officiel concernant la pratique de la circoncision en Algérie, particulièrement durant le mois sacré du Ramadan. Tout compte fait, cette période, hautement symbolique pour les familles algériennes, voit une augmentation significative du nombre de circoncisions, traditionnellement effectuées entre la nuit de la mi-Ramadan et la nuit du 27ème jour. Le Ministère rappelle avec insistance que la circoncision doit être réalisée dans un cadre strictement hospitalier, que ce soit dans des établissements publics ou privés, pourvu qu’ils soient conformes aux normes sanitaires en vigueur. Mais qui est en droit de circonscrire ? Il faut un professionnel qualifié pour réaliser cette intervention. L’objectif est de garantir tant la sécurité de l’enfant que sa santé. En plus, l’intervention doit avoir lieu en milieu hospitalier où sont garantis les moyens de stérilisation ou à défaut dans un lieu à conditions d’hygiène optimales. Les analyses médicales préalables sont le plus souvent déterminantes. Ce sont elles, en effet, qui évaluent l’aptitude de l’enfant à la subir. Cela sert à réduire les risques de complications voire de contamination de matériel mal entretenu ou conservé ou carrément impropre à l‘usage. Le communiqué insiste sur l’interdiction formelle de réaliser ces interventions en dehors des cadres hospitaliers agréés, mettant en garde contre les pratiques non conformes qui pourraient mettre en péril la santé des enfants. Enfin, le Ministère encourage les familles à ne pas concentrer les demandes de circoncision uniquement autour des nuits traditionnellement privilégiées, mais à étaler les interventions tout au long du mois de Ramadan. Cette recommandation vise à mieux répartir les opérations et à éviter la surcharge des services hospitaliers, assurant ainsi une meilleure prise en charge de chaque enfant. La circoncision, pratiquée largement en Algérie, est une intervention qui revêt une dimension à la fois religieuse et culturelle. Durant le mois de Ramadan, cette tradition se trouve intensifiée, reflétant la quête spirituelle et la purification associées à ce mois sacré. Pour de nombreuses familles, le choix de cette période n’est pas fortuit, il s’inscrit dans une démarche de renouvellement spirituel et de suivi des préceptes religieux, la circoncision étant perçue comme un rite de passage essentiel pour les jeunes garçons. Cette pratique, bien que largement répandue, s’accompagne de défis, notamment en termes de santé publique. La concentration des circoncisions dans une période aussi courte peut entraîner des risques liés à la précipitation des procédures et à la capacité d’accueil des établissements de santé. C’est dans ce contexte que le communiqué du Ministère de la Santé prend tout son sens, visant à encadrer la pratique pour la rendre aussi sûre que possible. L’accent mis sur la nécessité d’un cadre hospitalier et de précautions médicales préalables témoigne de la volonté des autorités de concilier tradition et sécurité.

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