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Pourtant son réseau de distribution est le plus étoffé. Quelle place pour Renault en Algérie?

Le réseau de distribution de Renault est le plus étoffé dans le pays, avec plus de cinquante agents répartis sur pratiquement toutes les wilayas. Le personnel permanent est en moyenne d’une soixantaine d’employés directs et indirects par opérateur, ce qui équivaut à un chiffre non négligeable de main-d’œuvre active. La marque qui est présente en Algérie depuis plusieurs décennies, dispose également d’une usine de montage à Oran dont le capital social est formé à hauteur de 51% par les apports d’opérateurs étatiques. Ces acquis et infrastructures ne semblent pas avoir actuellement beaucoup d’effet sur l’état du marché automobile local. Les médias rapportent que des agréments d’importation de véhicules neufs ont été accordés par le ministère de l’Industrie et pour certains, ça leur a permis de lancer leur activité de vente en l’état, alors que pour la marque Renault qui est traditionnellement la plus prisée par le consommateur algérien, en témoigne sa constante première place sur le marché, les choses semblent bloquées au niveau de l’importation aussi bien des voitures que des kits de montage pour la production. Il faut signaler que les unités fabriquées localement sont éligibles au crédit bancaire au bénéfice des clients de la classe moyenne. Par ailleurs, une somme avoisinant les deux milliards de dollars aurait été consacrée à la reprise de l’importation, un credo sur lequel a insisté le Président de la République pour relancer l’activité automobile qui est en arrêt depuis plus de trois années. Les agents agréés de Renault ont tenu le coup pendant toute cette période de disette en maintenant ouverts leurs locaux et en supportant des charges de personnel et d’entretien, sans aucun rendement.
Les coûts d’entretien des installations et de maintien au poste des travailleurs, même à un niveau réduit, sont extrêmement élevés et les parcs de stockage toujours gardés en location auprès de particuliers, sans accueillir le moindre véhicule, viennent aggraver les pertes financières sèches supportées sans aucune contrepartie. Il est regrettable de laisser dépérir tout ce pan de tissu industriel, juste pour cause de lenteurs bureaucratiques et de défaut de promptitude dans la prise de décision. Pour une saine gouvernance, l’administration ne saurait prendre le pas sur l’économie. Rien ne peut justifier, et encore moins excuser des pratiques qui ne font que porter un grave préjudice à l’activité créatrice de richesses et pourvoyeuse de postes de travail pour les citoyens. Nous ne pouvons nous permettre de continuer à nous contenter de voir partir en fumée des sommes d’argent considérables, tant en manque à gagner direct qu’en ressources fiscales ainsi qu’en franche déperdition.

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