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Pour ses atrocités commises à Ghaza. Israël au banc des accusés

Cette fois sera-t-elle la bonne? Enfin, Israël est devant la barre pour répondre de ses crimes contre l’humanité, perpétrés depuis le 7 octobre à Ghaza. Pretoria ne s’est pas contentée de rappeler tous ses diplomates d’Israël mais a porté plainte au nom de l’Etat Palestinien contre l’état sioniste pour son génocide à Ghaza. Qui l’aurait cru, l’état hébreu sioniste se retrouve au banc des accusés depuis ce jeudi, devant la Cour internationale de justice (CIJ), suite à une plainte pour génocide contre le peuple palestinien déposée par l’Afrique du Sud. Une première dans la mesure où contrairement à ses génocides précédents dans la Bande, l’état sioniste a accepté cette fois de se défendre croyant naïvement pouvoir convaincre une communauté internationale, décidemment remontée contre lui, pour ses «exagérations et ses asthénies dans sa guerre contre le Hamas mais surtout contre le peuple palestinien de Ghaza d’autant plus que les bilans sont des plus lourds: plus de 8.000 enfants et 6.000 femmes tués sur un total de plus de 23.000 morts. Du jamais vu dans l’histoire des guerres et conflits au monde. Israël ne cesse de présumer que l’histoire de Ghaza «a été grossièrement déformée» et que «ce peuple n’a pas droit d’exister», mais elle a tendance à oublier qu’elle est étrangère à la région du Moyen orient que son peuple y avait été déporté suivant le sinistre Maréchal Belfort de 1917 pour avoir autorisé les premières colonies israéliennes s’y implanter dès 1948. L’histoire a ses errances mais aussi ses vérités. L’état sioniste qui a déformé l’histoire, cherche à nouveau à déformer et à couvrir ses atrocités à Ghaza, devant le Tribunal pénal de la Haye, une façon de donner de l’autosuffisance à son déshonneur! Le plus grave est que l’état sioniste a choisi de comparaître devant la Cour criminelle, tout en poursuivant ses bombardements et en continuant l’instauration de nouvelles colonies juives avec leur lot de victimes à la bande de Ghaza, sans se soucier outre mesure de l’étendue de la gravité des chefs d’inculpation dont il fait l’objet. Une manière, selon lui, de défier le monde et spécialement les parties civiles et apporter un prétendu déni aux appels légitimes de la communauté internationale visant l’accabler. L’agression dévastatrice contre Ghaza ne s’est pas arrêtée en son 97e jour consécutif. Elle ne fait qu’entraîner des destructions massives aussi bien d’infrastructures mais aussi de pertes humaines, sans parler de la catastrophe humanitaire qui s’en est suivie, à savoir les ruptures de médicaments, d’eau, de nourriture et de carburant notamment. Regrettant le bilan affreux de plus de 23.500 martyrs depuis le 7 octobre dernier, Pretoria a décidé de saisir «en urgence» la plus haute juridiction des Nations unies, qui siège à La Haye, pour qu’elle enjoigne à I‘entité sioniste de « suspendre immédiatement » son agression contre la bande de Ghaza. Dans sa longue requête de 84 pages, bourrée de preuves et soit assez pour noyer Israël, le pays de Nelson Mandela a notamment indiqué que l’agression sioniste contre l’enclave palestinienne est destinée « à provoquer la destruction d’une partie substantielle du groupe national, racial et ethnique palestinien ». L’Afrique du sud est l’un des rares pays au monde qui a arraché son indépendance au prix d’une lutte vaillante et acharnée contre l’Apartheid et le racisme. La première audience de cette affaire judiciaire historique devant se tenir sur deux jours, s’est achevée jeudi après-midi après les présentations de la délégation juridique sud-africaine, accusant l’entité sioniste d’avoir commis un génocide contre les Palestiniens de Ghaza. Dans son intervention à l’ouverture de l’audience, le ministre sud-africain de la Justice, Ronald Lamola, a rappelé que son pays accomplissait cette démarche « au nom de l’Etat de Palestine, tout en étant convaincu de ce qu’il faisait pour prévenir le génocide », notant que ce qui se passait à Ghaza, était contraire aux conventions internationales et que des mesures doivent être prises pour arrêter la destruction de la Palestine. L’occupation sioniste « contrôle tout dans l’enclave palestinienne, empêche les possibilités de vie et prive les Palestiniens de leurs droits fondamentaux », a ajouté Ronald Lamola, qui conduit la délégation sud-africaine devant la CIJ, rappelant que tout ce qui s’est passé « n’était pas justifié ni dans la loi ni dans l’humanité ». Il a insisté sur le fait que les actes génocidaires des forces sionistes à Ghaza « ont dépassé toutes les limites ». L’avocate de la délégation sud-africaine, Adila Hassim, a expliqué que l’agression sioniste dans la bande de Ghaza a poussé la population « au bord de la famine ». Elle souligne que « la situation a atteint un point où les experts s’attendaient à ce que davantage de personnes meurent de faim et de maladie » à cause de l’agression sioniste. Et d’appeler à la nécessité de mettre fin à ce génocide. Il faut reconnaître que la démarche de l’Afrique du Sud a suscité une grande adhésion sur le plan international. Dans une lettre ouverte reprise par l’agence Wafa, plus de 200 professeurs et experts en droit international soutiennent la plainte de Pretoria devant la CIJ. Ils notent qu’une telle procédure est de nature à permettre un cessez-le-feu réglementaire imminent à Ghaza. Mercredi déjà, la vice-Première ministre belge, Petra De Sutter, a fait part, elle aussi, de son soutien à la plainte déposée par Pretoria devant la CIJ. Elle souligne que « la Belgique devrait agir de même », tandis que l’Indonésie, à travers le porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, a souligné que « tant sur le plan moral que politique », elle soutenait pleinement l’initiative de l’Afrique du Sud visant à pousser la CIJ à réagir au génocide à Ghaza. L’audience à La Haye se tient au moment où l’entité sioniste poursuit sans relâche son agression contre la bande de Ghaza, avec toujours plus de destructions. Au 97e jour consécutif de cette agression sauvage, des dizaines de civils palestiniens sont tombés en martyrs et d’autres ont été blessés, ont rapporté des médias sur place. D’après les mêmes sources, les avions de guerre et l’artillerie des forces d’occupation sionistes ont pris pour cible, en cette journée particulièrement, les quartiers de Khan Younes (Est de Ghaza), les camps d’Al-Nuseirat, d’Al-Bureij et d’Al-Maghazi, ainsi que la zone d’Al-Mughraqa au centre de l’enclave palestinienne.

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