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Pour manque d‘industries de transformation. Les producteurs perdent la moitié de leurs récoltes

Par Abderrahmane Bensadok

Mostaganem est une wilaya à vocation agricole qui produit des tonnes de fruits et légumes qu’elle peut transformer localement. Mais la wilaya est encore dépendante des achats de produits agroalimentaires en conserve des autres wilayas. Par ailleurs, les habitudes de consommation des restaurateurs fast-food et ménages intègrent de plus en plus de dérivés de tomate comme le ketchup et d’autres sauces à base de tomate. Mais à Mostaganem, aucun investisseur n’a eu l’idée de cette opportunité d’affaires pour entreprendre de la transformation. De grandes quantités de tomates sont transportées dans des tracteurs et des camions vers la ville de Sig, dans la wilaya de Mascara, pour leur transformation en concentré. «Et il arrive dès fois, nous disent les agriculteurs, de jeter la cargaison faute de repreneurs y compris dans les unités de transformation. «L’analyse financière d’une usine de production industrielle permet d’estimer le coût des investissements sur une bonne marge et si le budget est élevé, on peut s’associer avec des partenaires ou créer une coopérative, nous dira un ancien agronome de l’institut de technologie agricole (ITA), sorti en retraite». Pour faire une usine de transformation, l’équipement de base est simple, des cuves de stockage et de lavage et prélavage, des balances électroniques, une unité de stérilisation et de concentration de tomate, et en cas de fabrication de ketchup, une machine d’emballage de tubes et bien sûr la matière première du «process» et produit fini, sans oublier de penser aussi à l’énergie électrique et la vapeur. La clientèle est essentiellement constituée de ménages, de restaurants, de cantines universitaires, de cantines de caserne militaire et de protection civile etc…. N’oublions pas également que les producteurs de pomme de terre se plaignent de la mévente de leurs productions ; la solution pourrait être de vendre leurs produits dans une usine de transformation de la pomme de terre en purée et fécules mais aussi en toutes sortes de dérivés tels les chips et croquettes. Il existe aussi des millions d’oliviers dans la wilaya, on peut aller aussi vers la transformation des olives en huiles et enfin les conserveries de poissons qui se sont multipliées en peu partout sur la côte sauf à Mostaganem, près des lieux de pêche. La ville de Mostaganem, avec sa côte de 126 km, ne possède aucune unité de production de conserves de poissons à ce jour.

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