Accueil » ORAN » Pour faire face à trois types de catastrophes en Algérie. L’Etat dépense en moyenne 255 millions de dollars par an

Pour faire face à trois types de catastrophes en Algérie. L’Etat dépense en moyenne 255 millions de dollars par an

Quand une catastrophe survient, par quoi commencer et quelles sont les actions à lancer ? Il est une nouvelle approche développée dans le monde et qui consiste à prévenir le risque d’une catastrophe plutôt que d’attendre qu’elle survienne avec son lot de pertes. L’Algérie de par sa croissance démographique urbaine rapide et son empreinte économique importante est confrontée à divers types d’aléas naturels dont les inondations, les séismes et les incendies de forêt. Les inondations sont devenues au fil des dernières années plus fréquentes que les activités sismiques. L’Etat algérien évalue la dépense publique annuelle dédiée aux inondations, séismes et aux feux de forêt à 255 millions de dollars américains soit 35,14 milliards de da algérien, une part importante (70%) du budget étant allouée aux inondations = Des évaluations probabilistes indiquent les pertes potentielles liées aux catastrophes pourraient s’élever à une moyenne de 0,7 % du PIB du pays par an soit près du double de la moyenne historique. De 2024, date de promulgation de la loi 04-20 portant sur les plans généraux de prévention sur les catastrophes jusqu’en 2023, plus de 44.000 milliards de da ont été dépensés rien que dans les inondations soit 69% du budget alloué aux trois types de catastrophes. Comment donc éviter ou à défaut limiter de tels chiffres colossaux avec leurs répercussions socioéconomiques ? Le Diagnostic de la gestion des risques liés aux catastrophes et aux changements climatiques en Algérie est un rapport très important élaboré par la Banque mondiale en partenariat avec le gouvernement algérien via son ministère de l’intérieur. C’est un projet inédit de plus de 500 documents dont le lancement date de mars 2020 phase de première prise de contact de la Banque mondiale avec l’autorité algérienne compétente et qui a été élaboré en 2021 jusqu’à sa finalisation en décembre 2023 date de sa publication par le BM. Un projet auquel a collaboré la Délégation nationale des Risques Majeurs relevant du ministère algérien de l’Intérieur. Ceci dit, malgré les avancées significatives en matière d’évaluation du risque de catastrophes en Algérie par les plans d’urgence et les mesures d’intervention et de reconstruction par d’importants programmes, il n’en reste pas moins que le Diagnostic sur la gestion des risques climatiques et de catastrophes peut réduire les pertes. Ce Diagnostic a été mercredi 14 février au cœur d’une journée d’études régionale organisée au pôle islamique Ibn Badis d’Oran avec la participation d’experts nationaux, de représentants du ministère de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, de directeurs de wilayas de la Protection civile de pas moins de six wilayas de l’ouest dont Mascara, Ain Témouchent, Mostaganem, Sidi Bel Abbes, Saida outre Oran, ainsi que des cadres exécutifs et de la santé des wilayas suscitées. Le délégué national des risques majeurs, le Pr Afra Abdelhamid a présenté à cette occasion le projet du Diagnostic national et donné les chiffres à l’appui. Il s’agit d’une démarche efficace en matière de maîtrise de risque de catastrophe au lieu de gérer une catastrophe. Une vidéo conférence de l’expert de la Banque mondial, Phillip Pitterman à été diffusée pour les circonstances et dans laquelle celui-ci décortique et explique le pourquoi du Diagnostic national sur les risques climatiques et de catastrophes en Algérie.

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