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Pour des violences lors des émeutes. Plusieurs policiers placés en garde à vue à Marseille

Les policiers sont accusés par un jeune homme de 22 ans d’un tir de flashball, suivi d’un passage à tabac ayant causé un coma. Plusieurs policiers ont été placés en garde à vue par le parquet de Marseille, ce mardi dans les locaux de l’Inspection générale de la police (IGPN), pour des violences en réunion en marge des émeutes survenues il y a deux semaines, suite au meurtre du jeune Nahel par un policier. Selon le parquet cité par BFMTV, ces arrestations interviennent alors qu’une information judiciaire a été ouverte « le 5 juillet 2023 du chef de violences en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entrainé une ITT supérieure à 8 jours ». Les policiers sont accusés par un jeune homme de 22 ans d’un tir de flashball, suivi d’un passage à tabac l’ayant plongé plusieurs heures dans le coma, rapporte le journal régional « La Provenance », à l’origine de l’information. Pour rappel, la France a été le théâtre d’une série d’émeutes entre le 27 juin et le 2 juillet, suite au meurtre de Nahel (17 ans) à Nanterre (Hauts-de-Seine) par un policier, après un refus d’obtempérer. L’ONU, ainsi que plusieurs ONG, ont appelé la France à se pencher sur « les sérieux problèmes de racisme » parmi les forces de l’ordre, ainsi qu’à la refondation des règles d’usage des armes par les forces de l’ordre. « L’homicide de Nahel M. est un exemple tragique des failles de la formulation élargie figurant dans l’article L.435-1 : la vidéo publiquement disponible de cet homicide montre que l’avancée du véhicule ne constituait pas une menace pour les policiers puisqu’ils se trouvaient sur le côté du véhicule, et non devant lui, » a indiqué, la semaine dernière, Amnesty international, faisant référence à l’application du code de sécurité intérieure selon une loi votée en 2017 (dite « Loi Cazeneuve », du nom de l’ancien ministre de l’Intérieur du président François Hollande) qui a modifié les conditions d’ouverture du feu par les forces de l’ordre. Jusqu’à l’application de cette loi, les policiers étaient soumis au Code pénal et au principe de la légitime défense, comme tous les citoyens français.

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