Accueil » ORAN » Pôle urbain Ahmed Zabana. Un Aïd sans transport

Pôle urbain Ahmed Zabana. Un Aïd sans transport

Un vrai calvaire que celui qu’a vécu un nombre important des résidents de la cité AADL Ahmed Zabana à cause du manque de transport. Si les commerces étaient pratiquement tous ouverts pendant l’Aïd d’El Fitr, notamment les boulangeries – parce que l’inspection du commerce a pris les devants comme à chaque occasion comme celle-ci – il n’en est pas de même pour cette fête religieuse de l’Aïd El Adha notamment le transport. En effet, pour ces deux jours de fête où les Oranais se réjouissent de l’accomplissement du sacrifice, il a été donné de remarquer qu’au niveau des arrêts de stationnement du nouveau pôle urbain Ahmed Zabana, les bus de la ligne «D» et «58» ont manqué à l’appel. Seul le transporteur de la ligne «Z» a assuré la liaison entre le centre-ville d’Oran et la cité dont la population s’est vu obligée d’emprunter des clandestins au risque de passer toute la journée à attendre un taxi ou un transporteur. A vrai dire, il était même difficile de rejoindre les agglomérations limitrophes car aucune alternative n’était disponible. Les voyageurs n’ont pas trouvé de transport de fourgons, en plus de la chaleur écrasante. Dimanche dernier dans la matinée, alors que le mercure commençait à grimper, il n’y avait aucun bus vers Es Sénia « Je suis là depuis des heures et il est presque 18h, aucun transporteur n’a pointé le nez, sauf du Z qui ne fait pas mon affaire. Et puis, il n’y a même pas un arbre pour se mettre à l’ombre », nous répondra, dépité, un voyageur à destination de l’est de la ville d’Oran, accompagné de ses deux enfants en bas âge. C’était le même constat pratiquement dans tous les stationnements de la cité. Aussi bien vers ES Sénia ou vers Aïn Beida. « D’habitude, il y avait jusqu’à six à huit fourgons en train d’attendre. Aujourd’hui, vous voyez que l’arrêt est vide. On est alors obligé de recourir à des clandestins, qui parfois demandent de leur payer la course au double », regrette un autre voyageur que nous avons accosté à l’arrêt de stationnement. En tous les cas, le transport a beaucoup manqué durant les deux jours de l’Aïd. Si certains transporteurs se sont occupés de rendre visite à leurs proches, d’autres ont carrément garé leurs fourgons dans les garages. Une chose est sûre, seuls les résidents du quartier ne possédant pas de véhicule qui se voient dans l’obligation de recourir à d’autres solutions pour faciliter leur voyage. Une situation vraiment handicapante vu que les frais du transport ne cessent d’augmenter et les clandestins profitent de l’occasion pour doubler de gain.

À propos Islam Rayan

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Alors que le marché communal demeure inoccupé. Les vendeurs à la charrette préfèrent les rues

En dépit de l’ouverture du ...

Il emboite le pas au poisson frais. Le surgelé également hors de portée!

Le poisson ne se pose ...

Enième coupure d’eau au Pôle urbain Ahmed Zabana. Les colporteurs ambulants jubilent

L’eau ne coule plus dans ...

Distribué en peu de quantité à l’AADL « Ahmed Zabana » La crise du lait en sachet coïncide toujours avec le Ramadhan

Avec l’arrivée de chaque Ramadhan, ...

Premier jour du Ramadhan à l’AADL Ahmed Zabana. Les commerçants en profitent, les citoyens en déclin

Alors que la population oranaise ...