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Pôle & Mic. S’attaquer à l’informel, une urgence!

Par B.Nadir
Le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane a osé mettre le doigt sur le problème en évoquant le problème de la liquidité en Algérie. Il pointera son doigt accusateur vers le marché parallèle ou informel. Il a indiqué que la taille des sommes en argent en circulation dans le marché parallèle en Algérie, en révélant donc que la masse monétaire, en dehors des circuits bancaires, atteint le montant de 599 milliards de dinars algériens. C’est énorme. La somme susmentionnée signifie alors, explique Benabderrahmane, que plus de 98% de l’intégralité des billets émis, soit 609 milliards, demeurent à l’extérieur de la sphère bancaire. Entre le 1er janvier et la fin juin, a eu lieu l’émission et la mise en circulation d’un montant estimé à plus de 168 milliards de dinars, de nouveaux billets de toutes coupures (valeurs). Par contre, seulement 109 milliards de dinars ont été émis. «Nous fournirons plus d’instructions dans ce sens pour sensibiliser le citoyen et l’aider à comprendre les difficultés que traverse le pays aujourd’hui», assure le membre du gouvernement. Il rassure que la situation est «maîtrisable» notamment avec les nouvelles mesures. Ce qui est «intriguant» aucun plan de lutte contre le marché informel n’a été déclarée ou dévoilée. Les politiques semblent fermer les yeux sans s’attaquer au véritable problème. Pire, ces déclarations ont été faites devant des députés qui n’ont, comme à leur habitude, rien dit au sujet de la lutte contre l’informel. Et pourtant, le marché informel est le «cancer» de l’économie nationale. Cela fait longtemps que des universitaires et experts affirment qu’il faut s’attaquer à l’informel, soit à l’éliminer en lui déclarant la guerre en éliminant le paiement «traditionnel» en imposant le paiement par chèque ou par carte. C’est la première option tout en renforçant le système fiscal quant à la «traçabilité» de l’argent et de «fortune». La deuxième option consiste à «amener» les acteurs de l’informel à intégrer le marché «officiel» sans poursuite judiciaire ou leur «imposer» une lourde fiscalité. Aucune économie ne peut être solide si le marché informel «dicte» ses lois. La séparation de la politique et l’argent passe inévitablement par la lutte contre l’informel.

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