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Point de Vue. La Harga qui tue !

Par B. Nadir

La Harga tue encore. Le phénomène de la Harga ne cesse d’endeuiller des familles algériennes. Les chiffres font mal. Le ministère algérien de la Défense a annoncé, samedi, que les gardes-côtes ont repêché trois corps et intercepté 755 migrants entre le 20 et 25 septembre. Les embarcations ont été arraisonnées au large des côtes orientales, occidentales et du centre de l’Algérie. Lundi, le ministère avait déjà fait état de la noyade de dix personnes et l’interception de 485 migrants entre le 15 et le 19 septembre. Au total, ce sont donc plus de 1.200 clandestins qui ont été interceptés en 10 jours. Des chiffres qui confirment que pour beaucoup de jeunes et moins jeunes ne voudraient plus vivre en Algérie. Et là, on ne parle pas des embarcations qui ont pu arriver de l’autre côté de la méditerranée. Sur les réseaux sociaux, des Harraga filment leur traversée et arrivée en Espagne pour diffuser la vidéo sur la toile. Sur ces vidéos, des femmes à visages découverts, des bébés et des vieux ou vielles tentent le «voyage de la mort». Chaque semaine, la presse rapporte qu’un réseau de passeurs de Harraga a été démantelé et des embarcations saisies. C’est dire que les autorités sont sur le qui-vive et que la Harga n’est pas facile et donc un risque à prendre. Malgré les drames en haute mer, des Algériens continuent à défier la mort. Le pouvoir fait semblant de ne rien voir ou entendre. Mais pourquoi ces Algériens refusent de rester en Algérie? Qu’est-ce qui pousse ces Algériens à tout laisser et prendre la fuite? Oui, il s’agit d’une fuite ou d’un «sauve qui peut». C’est la phrase souvent «avancée» surtout par les jeunes, qui estiment qu’il n’y aurait plus d’avenir en ce pays. En face, ni l’Etat, ni le pouvoir n’osent ouvrir le débat sur ce phénomène et d’aller discuter avec les jeunes pour les dissuader de rester et de ne pas tenter la mort. Des Algériens, tentés par la Harga, estiment souvent qu’ici ils attendent la Mort alors que dans l’autre rive ils Vivent. La vie en Algérie est devenue trop «monotone» et «stressante». Il n’y a pas de joie de vivre en l’absence d’espoir pour les jeunes. Pour ces derniers, les horizons seraient fermés. En l’absence d’activités culturelles et sportives, la mal vie tue à petit feu nos jeunes. Agissons contre ce phénomène de la Harga !

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