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Plusieurs quartiers exigent des programmes de développement. Les autres zones d’ombre d’Oran

Des projets ont été initiés pour promouvoir le développement des zones d’ombre à Oran à l’effet d’améliorer le cadre de vie des citoyens. Ces zones d’ombre ont été, en majeure partie, recensées à la périphérie de la ville et dans les poches d’habitat précaire ceinturant certaines communes de la wilaya d’Oran. Des dizaines de milliards de dinars ont pu être injectées dans le cadre du riche programme portant aménagement, éclairage, réseau routier, dans plusieurs contrées du Sud-ouest et Est du chef-lieu. Une attention particulière est accordée par les communes à leurs zones d’ombre. Qu’en pensent les quartiers pauvres? “La prise en charge de certaines de nos préoccupations en pâtit malgré tous les efforts“ confie un jeune chômeur de Sananes. ”Beaucoup reste à faire dans certains quartiers d’Oran comme Ekhmul, Es-Sabah, En-Nour, El Hamri, Sidi Houari, Delmonte, Victor Hugo ou Petit-lac. Pour lui, ces quartiers ont besoin de “programmes“, entre autres sur les plans des aménagements, d’entretien des façades ou d’espaces verts, de ramassage des ordures ménagères. Le manque d’initiatives des comités de quartiers et des associations a été la goutte qui a fait déborder le vase, malgré les incessants appels plaidant en faveur d’une prise de participation des mouvements associatifs dans les “propositions de projets de développement ” dans le cadre de la “démocratie participative”, balisant la voie vers l’amélioration du cadre de vie des habitants. Rien de tel car l’absence prolongée et imputée au Covid-19 sur le terrain de plusieurs comités de quartier et d’associations qui justifient à chaque fois qu’un “dysfonctionnement” est relevé par les médias, leur “inactivité” ou “passivité” par le manque de subventions, n’est pas admise par les pouvoirs publics qui au contraire considèrent que ces comités de quartier et associations qui doivent normalement “dénoncer” et “relever les carences” pour éclairer les responsables, (chacun suivant son secteur ou son poste de responsabilité) pour contribuer aux efforts. Compte tenu qu’une seule main ne saurait applaudir et devant le laxisme citoyen, certains “problèmes” ne font que durer”. Par ailleurs, plusieurs communes disent faire face à une conjoncture financière pénible. C’est le cas de la commune “mère” d’Oran ou malgré les projets, l’accès au financement, s’apparente à un vrai “casse tête” chinois pour les responsables. Ce financement qui doit être soutenu permet de régler certaines préoccupations courantes des citoyens. L’un des secteurs urbains concernés par le programme de mise à niveau des zones d’ombre est ”Bouamama” fort de ses 190.000 habitants (de quoi ressembler à une ville) qui, pour rappel, a bénéficié d’importants projets entrant dans la prise en charge des zones d’ombre. “Rocher”, “Hassi”, “Douar Tiartia”, “Louz”, “Coca” (Oran), ces zones d’ombre vont pouvoir sortir de l’ombre. D’autres secteurs urbains ont emboîté le pas à celui de Bouamama. Alors que pour les habitants des quartiers “pauvres” d’Oran, “cet effort bien qu’il soit louable doit être élargi en toute équité à tous les secteurs urbains ou quartiers où sont recenses les demandeurs du couffin, les “mal-logés”, les mendiants, les “sans-abri” ”ou des malfaçons dans les artères”. Un fonctionnaire résidant au centre-ville d’Oran ne tarit pas d’évoquer le terme “calvaire” dans lequel il dit vivre. “On éprouve quotidiennement toutes les peines du monde à évoluer dans un environnement équilibré à cause des bruits sonores” du désordre créé par les bus privés, de l’anarchie des parkings, du problème des embouteillages et de la circulation et de la saleté des façades de certains locaux de commerce ou d’immeubles” regrette-t-il. Il convient de noter que les espaces y sont devenus étroits pour les automobilistes et les piétons. Les quartiers “pauvres” d’Oran sont connus. Des urbanistes n’hésitent pas à assimiler certains d’entre eux à des zones d’ombre “secondaires” où pas d’aires de jeux, de piscine, de terrain combiné et où parfois des occupants de pavés de fortune vivant dans l’étroit avec des perturbations en alimentation en eau”. “C’est mieux que de ne pas avoir du tout d’eau” se réconforte un jeune de Hai Nour.

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