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Plus qu’un crime, un génocide !

17 octobre 1961, c’est une date qui restera gravée dans la mémoire des Algériens. Il s’agit d’une nuit d’horreur et c’est aussi un des crimes contre l’Humanité commis par la France «officielle» contre le peuple algérien. La France a fini par reconnaître qu’il s’agit d’un crime, mais n’ose pas parler d’un massacre commis par des policiers et couvert par l’Etat français. Selon un communiqué rédigé par l’Elysée, Macron «a reconnu les faits: les crimes commis cette nuit-là, sous l’autorité de Maurice Papon, sont inexcusables pour la République». Ledit communiqué a été diffusé après une cérémonie, qui a eu lieu sur les berges de la Seine, à la hauteur du pont de Bezons, emprunté il y a 60 ans par les manifestants algériens qui arrivaient du bidonville voisin de Nanterre, à l’appel de la branche du FLN installée en France. «La France regarde toute son histoire avec lucidité et reconnaît les responsabilités clairement établies. Elle le doit d’abord et avant tout à elle-même, à toutes celles et ceux que la guerre d’Algérie et son cortège de crimes commis de tous côtés, ont meurtris dans leur chair et dans leur âme», ajoute le communiqué officiel de l’Elysée. Selon l’Elysée, le chef de l’Etat «rend hommage à la mémoire de toutes les victimes» d’une «tragédie longtemps tue, déniée ou occultée». «Un bain de sang jamais connu dans la capitale française depuis la semaine sanglante de mai 1871. Incapables de ramasser tous les cadavres, les policiers se débarrassent des corps en les jetant dans la Seine. Ceux-ci sont repêchés quelques jours après, comme c’est le cas du corps de Fatima Bedar, 15 ans, repêché le 31 octobre. A ces morts, il faut ajouter les centaines de blessés par balles et par coups de matraques, les centaines d’expatriés vers les prisons en Algérie et les près de 15.000 personnes interpellées, entassées dans les centres d’internement comme celui de Vincennes, du Palais des sports de la porte de Versailles et du stade de Coubertin», écrit Abdennour Agrawli dans «Révolution Permanente». Depuis Chirac, les représentants de l’Etat français jouent avec les mots pour reconnaître des faits historiques et des crimes contre le peuple algérien, sans jamais oser reconnaître qu’il s’agissait d’un massacre au nom de l’Etat. Il faut dire les choses telles qu’elles le sont sans les «maquiller» pour réhabiliter l’Histoire. Tebboune a prôné, samedi, une approche «loin de la prédominance de la pensée colonialiste» dans le traitement des dossiers historiques avec la France. Une répression sanglante qui, selon lui, «révèle l’horreur des massacres abjects et des crimes contre l’humanité qui resteront gravés dans la mémoire collective». «Je réaffirme notre souci ferme de traiter les dossiers de l’Histoire et de la mémoire, sans complaisances ni compromissions et avec le sens aigu des responsabilités (…), loin des engouements et de la prédominance de la pensée colonialiste arrogante de lobbies incapables de s’affranchir de leur extrémisme chronique», a-t-il avancé dans une déclaration publiée sur le site de la présidence algérienne. La France doit reconnaître ses massacres envers le peuple algérien.

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