Accueil » ACTUALITE » Plus de 35% des Oranais étaient porteurs du Covid sans le savoir. «L’immunité collective serait-elle inévitable»?

Plus de 35% des Oranais étaient porteurs du Covid sans le savoir. «L’immunité collective serait-elle inévitable»?

A toute chose malheur est bon. L’épidémie du Coronavirus à laquelle a fait face le pays à l’instar d’autres pays du monde touchés par la ”crise” sanitaire, a servi d’exemple et de “référence” en matière de prévention et de lutte au delà de son lot de victimes. L’Algérie qui a pris les devants dès l’apparition du premier cas de contamination d’un ressortissant italien à Blida, a vite déclenché un vaste dispositif de veille sanitaire pour parer à l’accélération de la propagation de l’épidémie du Coronavirus. L’enquête sur la prévalence de l’épidémie du Coronavirus a livré ses premiers résultats. Il ne s’agit pas d’enquête sur l’impact de l’épidémie sur les ménages et les entreprises productrices mais bel et bien sur le risque potentiel de la maladie sur la santé humaine.
Oran a été choisie comme pilote dans le cadre de cette enquête. L’un des résultats accablant auquel est parvenue cette enquête inédite, réside dans le fait que plus de 35% des oranais ne savaient pas qu’ils étaient porteurs du Virus. Ce diagnostic précis a été rendu possible après les dépistages précoces asymptomatiques qui permet de détecter les signes de la maladie à son stade préliminaire. Cette enquête sur la prévalence du Coronavirus a révélé que 35.6% de ses habitants étaient porteurs du (SARS-COV2) sans s’en rendre compte», a déclaré le chargé de communication de la DSP d’Oran, le Dr. Youcef Boukhari. Des enquêtes “épidémiologiques” avaient été annoncées par le ministère de la santé, de la population et de la réforme hospitalière vers la fin de l’année 2020 pour évaluer l’impact et les répartitions par région de la maladie sur la population dans le cadre du suivi rigoureux de l’évolution de la pandémie afin de mieux prévenir à l’avenir les contaminations, et par là même, prévoir les mesures de lutte et de prévention adéquates. Le ministère de tutelle a mis les bouchées doubles et déployé sur le terrain toutes les équipes médicales et épidémiologiques afin de contourner les risques d’une forte propagation de l’épidémie en Algérie, comparé à ce qui se passait dans les pays voisins comme le Maroc où l’épidémie a fait des centaines de milliers de victimes. Dans son intervention à la Radio chaîne 3, le responsable a indiqué que, les résultats de l’enquête sur la prévalence du Coronavirus réalisée à Oran, favorisent l’hypothèse de «l’immunité collective». Oran a été parmi les wilayas en tête du peloton en matière de contamination par l’épidémie du Coronavirus au plus fort de la “crise” sanitaire durant l’année 2020. Un résultat inévitable auquel est parvenue cette enquête dans la région de l’Est de la wilaya d’Oran. «A Marssat El Hadjadj, commune de la daïra de Bethioua, l’incidence était à 75% de la population, jugée très élevée. L’échantillon de l’enquête était donc positif», a-t-il révélé. A ce propos, le Dr Youcef Boukhari a souligné que « sur un échantillon de 1000, plus d’un tiers des personnes seraient porteur de la maladie à leur insu», et qu’à ce rythme, procéder à «l’immunité collective serait inévitable». Par ailleurs, l’intervenant a salué la décision prise par les pouvoirs publics, de fermer les frontières du pays comme mesure préventive. «Heureusement que l’Algérie a fermé ses frontières, le résultat était satisfaisant, le nombre de cas des variants est très réduit», a-t-il conclu. Toujours en ce qui concerne les enquêtes épidémiologiques menées dans les différentes régions du pays, le chargé de la cellule de suivi des enquêtes épidémiologiques auprès du président la République, Pr Mohamed Belhocine, a indiqué que les moyens dont disposent les autorités locales et l’engagement dans les enquêtes sont variables, ce qui donne des résultats variables. Pr Belhocine a fait savoir qu’une dizaine de wilayas ont mis à profit une application téléchargeable sur un smartphone, dans les enquêtes épidémiologiques, notamment les wilayas du Centre (Bouira, Tipasa, Blida, Tizi-Ouzou), ce qui a permis de mener un nombre important d’enquêtes à leur niveau et de définir les personnes contaminées en un temps record. Les autres wilayas n’ont pas opté pour cet outil d’enquête malgré ses avantages, a-t-il conclu.

À propos B.HABIB

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Avantages accordés aux investisseurs par l’AAPI. Près de 160 secteurs d’activités exclus

Algérie–investisseurs pourquoi ça ne marchait ...

Rencontre du FLN et suspension surprise des travaux. Incidents verbaux et vive contestation

Une réunion, regroupant les cadres ...

Après deux ans d’exception, retour au système habituel dans l’enseignement. Rentrée des classes pour 11 millions d’élèves

La dernière épine qui pesait ...

Hassi Mefsoukh. Le président de l’APC soulève le problème du «manque de foncier de l’habitat rural»

Sise à plus de 30 ...

La piste d’une gestion en intérim de la commune de Bousfer se précise. L’incompatibilité d’humeur se poursuit entre le maire et certains de ses élus

La situation de blocage que ...